Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Maxime Coutié
Audio fil du jeudi 11 juillet 2019

Des taux inquiétants de plomb dans l’eau des écoles

Publié le

Des fontaines
Des fontaines dans une école   Photo : Radio-Canada

Les niveaux de plomb dans l'eau des écoles et garderies du Québec pourraient être assez élevés pour affecter le quotient intellectuel des enfants. C'est ce que révèle une analyse de risques menée par l'Institut national de santé publique du Québec. Michèle Prévost, titulaire de la Chaire industrielle CRSNG en eau potable de Polytechnique Montréal, rappelle que le problème peut être réglé facilement.

Bien que le rapport de l’Institut national de santé publique du Québec se base sur les seules données disponibles sur le sujet et ne prétend pas qu'elles « soient représentatives de la situation prévalant au Québec », cela laisse tout de même deviner des taux inquiétants de plomb dans l’eau des écoles.

« Jusqu’à 20 % des robinets dans les écoles ont des taux de plombs supérieurs aux normes de qualité acceptable pour l’exposition aux enfants », indique Michèle Prévost.

La titulaire de la Chaire industrielle CRSNG en eau potable rappelle qu’une exposition au plomb peut non seulement être cancérigène, mais peut aussi avoir des effets sur le développement neurologique des enfants.

« Le consensus scientifique est très clair. Il n’y a pas d’exposition qui ne comporte pas de risque pour un enfant », affirme-t-elle.

Un problème facile à régler

Selon Michèle Prévost, les solutions pour pallier le problème sont simples. Les établissements paient 8 $ pour réaliser une analyse afin de savoir s’il y a présence de plomb.

« Dans plus de 95 % des cas, le problème se situe dans les 50 derniers centimètres avant le robinet. [...] Souvent, il suffit de remplacer le robinet ou la fontaine », explique-t-elle.

Michèle Prévost déplore l’inaction des autorités à cet effet :

« Le plus grand frein à ça, ce sont les préoccupations des directions de santé publique et des directions d’école qui doivent expliquer ça aux parents. [...] Mon expérience me dit que plus on est transparent, plus les parents sont rassurés, puisqu’on sait que l’école a fait quelque chose. »

Chargement en cours