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Maxime Coutié
Audio fil du jeudi 27 juin 2019

Paraplégique, il traverse le Canada en vélo

Publié le

Jimmy Pelletier, en studio
L’athlète paraplégique Jimmy Pelletier   Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Plusieurs traversent le Canada à vélo, mais peu le font à bout de bras. C'est le défi que s'est lancé l'ex-athlète paralympique Jimmy Pelletier, parti en mai dernier de Vancouver en vélo à main pour amasser des fonds pour l'autisme.

Devenu paraplégique à la suite d’un accident, Jimmy Pelletier est inarrêtable. Il a déjà parcouru quelque 5900 km depuis son départ de la Colombie-Britannique. Aujourd’hui, il quitte Saint-Jean-sur-Richelieu à destination de Halifax, la dernière étape d’un grand parcours.

« C’était le rêve de ma blonde. Depuis qu’on s’est rencontrés, elle me dit qu’elle veut traverser le Canada un jour. Je lui ai dit que j’allais organiser la traversée et que j’allais du même coup donner au suivant », raconte-t-il.

Car Jimmy Pelletier compte verser l’argent amassé par le parrainage des kilomètres parcourus à deux organismes de Québec. Il souhaite aider les personnes atteintes de déficience intellectuelle et celles du spectre de l’autisme.

En plus de servir une cause, le cycliste fait la traversée pour lui : « C’est vraiment une aventure. C’est de montrer au monde que c’est jour après jour et que ce n’est jamais pareil. Je vis le moment présent. Depuis mon accident, c’est ce que je fais. »

Un défi plus mental que physique

La traversée n’a toutefois pas toujours été rose.

« Quand on est arrivés au lac Louise, c’est là que ça s’est corsé un peu plus. Il faisait froid et on a eu de la pluie. En Saskatchewan, avec les plaines, on avait le vent dans le visage. De 150 à 190 km par jour, le vent dans le visage, ce n’est pas facile. »

Malgré ces intempéries, le cycliste juge qu’il a obtenu des températures clémentes. Il se dit aussi en pleine forme physique. Le défi se situe surtout sur le plan psychologique.

« On part le matin, on n’a pas le choix de s’en aller. Il faut que tu les roules, les kilomètres. Il faut être prêts mentalement. Des fois, il mouille le matin, il fait froid. Mais c’est ce qui donne un goût à l’aventure. »

Pour Jimmy Pelletier, le périple n’est pas encore terminé. Il se rendra d’ici une quinzaine de jours à Halifax en Nouvelle-Écosse pour clore son aventure.

« Je ne veux pas arriver là tout de suite. J’aime ce qu’on vit. »

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