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Maxime Coutié
Audio fil du mardi 25 juin 2019

Voivod : une légende québécoise du métal au Festival de jazz

Publié le

Voivod est composé de Michel «Away» Langevin,
Denis «Snake» Bélanger, Daniel «Chewy» Mongrain et de Dominique «Rocky» Laroche.
Voivod est composé de Michel «Away» Langevin, Denis «Snake» Bélanger, Daniel «Chewy» Mongrain et de Dominique «Rocky» Laroche.   Photo : gaelle beri / Gaelle Beri

Il a déjà fait la première partie de Metallica, a plus de 35 ans d'expérience et 14 albums à son actif. Le groupe métal Voivod fait la renommée du Québec dans le monde. Entretien avec deux de ses membres, Michel Langevin et Daniel Mongrain, à l'aube de leur présence au Festival international de jazz de Montréal (FIJM).

Depuis quelques années, le FIJM élargit sa programmation à d’autres styles musicaux, dont le métal.

« Le festival nous a approchés, on a sauté sur l’occasion. J’ai vu Van der Graaf au Festival de jazz. Ils font du rock progressif. D’ailleurs, mon apprentissage dans le jazz [en ce qui concerne] la batterie s’est fait à travers [ce style avec des groupes comme] Soft Machine, Magma, King Crimson et Frank Zappa. Ce n’est pas si éloigné, même de Voivod », souligne Michel Langevin, batteur et membre fondateur du groupe.

« J’ai grandi en écoutant du Voivod. J’avais 11 ou 12 ans les premières fois que j’ai entendu le groupe. Déjà dans les accords et l’approche harmonique, c’était très différent. [...] Le guitariste original, Denis D’Amour, a amené sa propre couleur, qui se rapproche plus des dissonances du jazz, dans Voivod », explique le guitariste Daniel Mongrain, membre du groupe depuis 10 ans.

Durer dans le temps

Le groupe n’a pas été touché par le creux d’intérêt envers la musique métal qui s'est fait sentir dans les années 80 avec l’arrivée des styles de musique grunge et techno.

« On a un statut particulier. [Les gens] qui écoutent du Voivod sont loyaux. Ils ne nous ont jamais lâchés au fil des années », indique Michel Langevin.

Le groupe connaît d’ailleurs un grand succès en Europe, plus particulièrement en Allemagne, où il a déjà enregistré un album.

« Les 10 dernières années, on a gagné en popularité. Les nouvelles générations s’intéressent au métal du genre trash; Megadeth, Slayer, par exemple. Dans les années 80, on parlait beaucoup de la destruction de la planète. C’est plus pertinent que jamais aujourd’hui », croit le batteur de la formation.

Aujourd’hui, le groupe continue de rayonner. Son dernier album, The Wake, figure parmi les 100 meilleurs albums de l’histoire de la planète métal. Le disque lui a également valu un Juno dans la catégorie du meilleur album métal/hard de l'année.

Si le métal est bien établi depuis plusieurs années dans le monde, sa reconnaissance au Québec, notamment avec le Gala de l’ADISQ, se fait toujours attendre. Les deux artistes se montrent toutefois optimistes à cet égard : « On a rencontré des gens de l’ADISQ aux Juno et ils ont dit qu’ils pensaient de plus en plus intégrer une catégorie métal ou hard rock », dit Langevin.

Voivod sera en spectacle le 30 juin prochain à 21 h au Club Soda à l'occasion du Festival international de jazz de Montréal.

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