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Maxime Coutié
Audio fil du mardi 25 juin 2019

Fraises et framboises du Québec : une récolte fructueuse cette année

Publié le

Des petits fruits du Québec
Des petits fruits du Québec   Photo : iStock

Les fraises et framboises du Québec se sont laissé désirer une dizaine de jours de plus qu'à l'habitude cette année. Vous serez toutefois heureux et heureuses d'apprendre qu'elles sont bel et bien arrivées sur les étals, et que leur sortie tardive leur donne un goût beaucoup plus riche.

Même si les températures plus fraîches du mois de mai et de juin ont retardé la saison des fraises et des framboises du Québec, il s’agit d’une bonne nouvelle : les fruits qui poussent dans nos champs sont encore plus savoureux qu’à l’habitude.

« C’est vraiment des températures idéales pour les plants de fraises. Les producteurs vont programmer des températures autour de 8 degrés la nuit et de 16 le jour. C’est exactement ce qu’on a eu tout le mois de mai », explique David Lemire, président de l’Association des producteurs de fraises et de framboises du Québec.

Ces temps frisquets ne compromettent pas non plus l’abondance prévue cet été. Ils ont simplement retardé la cueillette.

« C’est juste d’être un peu plus patient. On va voir des spéciaux arriver dans les fraises vers la fin du moins. Ça va aller du 5 au 7 juillet avant d’avoir de l’abondance et de meilleurs prix », croit-il.

Une production volontairement limitée

De l’abondance est prévue, certes, mais toujours dans le respect du produit. Les producteurs d’ici produisent de 20 à 22 000 kilos de fraises par hectare annuellement. Pour la même superficie, la Californie peut en produire quelque 122 000 kilos.

Une situation que David Lemire s'explique par les conditions météorologiques de la province. En Californie, les saisons s’étendent sur une plus grande période. C’est aussi une question de techniques de production. En Californie, on utilise des variétés qui donnent beaucoup plus de rendement et qui peuvent supporter le transport.

« Au Québec, on a fait notre nom avec le goût. C’est sûr qu’il y a des variétés qui donnent moins de rendement, mais qui sont plus goûteuses. On veut garder notre réputation », indique-t-il.

Un défi de main-d’œuvre

Dans les prochaines années, les producteurs de fraises et de framboises du Québec feront face à un défi de main-d’œuvre.

« Cinquante-cinq pour cent du coût de production, c’est de la main-d’œuvre », souligne-t-il.

La saison s’étend autour du 1er juin au 15 octobre. Les jeunes commencent à travailler dans les champs surtout à la fin des classes.

« On a des jeunes qui s’occupent de l’autocueillette, nos vendeurs dans les kiosques, ceux qui travaillent avec les tracteurs. On a de vraiment bons jeunes. »

Sinon, ce sont des adultes ou encore des travailleuses et travailleurs étrangers qui font le travail avec des programmes de main-d’œuvre étrangère.

« S’ils viennent pour trois semaines ou un mois, ils ne peuvent pas faire venir des travailleurs étrangers, les loger et payer leur billet d’avion. Ça devient extrêmement difficile [financièrement] », explique-t-il.

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