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Maxime Coutié
Audio fil du jeudi 25 juillet 2019

Les femmes, encore peu nombreuses dans les métiers manuels

Publié le

Une ouvrière travaillant un morceau d'acier. Des flammèches tombent autour du morceau et de l'ouvrière.
Les femmes sont toujours peu nombreuses dans l'industrie de la construction.   Photo : iStock / matrixnis

Malgré la pénurie de main-d'œuvre marquée particulièrement dans les métiers manuels au Québec, les femmes y restent largement sous-représentées. Le chroniqueur à l'économie David Dagenais dresse le portrait de la situation.

Bien que le marché du travail soit pratiquement paritaire depuis les 10 dernières années, c’est encore loin d’être le cas dans les métiers traditionnellement masculins.

« Au Canada, les femmes représentent moins de 4 % de la main-d’œuvre dans les secteurs industriels, électriques ou de la construction », indique David Dagenais.

Elles sont toutefois de plus en plus nombreuses à joindre cette industrie. Des chiffres que documente la Commission de la construction du Québec (CCQ), qui a mis en place en 2015 un programme destiné à favoriser l’intégration des femmes dans le milieu.

Les femmes en construction au Québec en quelques chiffres

  • En 1997, les femmes occupaient 0,29 % de la main-d’œuvre en construction.
  • En 2018, les femmes occupaient 2,13 % de la main-d’œuvre en construction.
  • Environ 1 personne diplômée sur 20 est une femme.
  • Le nombre de diplômées augmente d’environ 20 % par année.
  • En 2018, 904 femmes ont fait leur entrée sur les chantiers.

David Dagenais souligne un autre fait : 55 % des femmes quittent le milieu après cinq ans, soit deux fois plus que les hommes. Une situation qu’il explique par des difficultés d’intégration.

« Ce sont elles qui doivent s’adapter aux conditions de travail. C’est aussi une culture dominante qui est encore très blanche et macho. Le milieu ne s’adapte pas aux femmes. Les exigences sont aussi plus élevées envers les femmes. Leurs employeurs et les collègues les critiquent plus facilement lorsqu’elles commettent des erreurs », explique-t-il.

Des mesures en place

Pour s’attaquer à ces problèmes, la CCQ a mis en place des mesures de discrimination positive à la formation pour les femmes. Ces dernières ont également plus de facilité à obtenir leurs cartes de compétence et ont accès à des programmes de mentorat. Du côté des entreprises, celles qui intègrent des femmes obtiennent des incitatifs financiers.

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