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La villégiature : de lieu de repos à véritable cauchemar

La matinale d’été

Avec Maxime Coutié

La villégiature : de lieu de repos à véritable cauchemar

Audio fil du mercredi 24 juillet 2019
Chalet en pleine nature

Chalet en pleine nature

Photo : iStock

Chalet, résidences secondaires, habitations sur pilotis... Il n'y a pas si longtemps, on trouvait de nombreux lieux de villégiature dans le Grand Montréal. Il en reste encore quelques traces aujourd'hui, mais on les retrouve davantage sur la partie nord de la couronne de la ville. L'urbaniste émérite Gérard Beaudet raconte leur histoire, de leur âge d'or à leur déclin.

La villégiature, ce sont ces lieux où l’on se rend pour se reposer en saison estivale, situés généralement en bordure de l’eau. De la Saint-Jean-Baptiste à la fête du Travail, les secteurs riverains des villes de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, de Rivière-des-Prairies, de Laval et de Deux-Montagnes, pour ne nommer qu'eux, sont occupés par des résidences secondaires sur pilotis.

Si les pionniers de ce mode de vie œuvraient à la fin du 18e siècle, c’est surtout au début du 20e siècle qu’ils se sont multipliés à grande vitesse.

« Des années 1930 à 1940, on compte quelque 30 000 adeptes de la villégiature dans la région métropolitaine de Montréal », mentionne Gérard Beaudet.

« La sévère pénurie de logements qui frappe Montréal dans les années 1930 et 1940, combinée à l’attrait pour la banlieue, incite plusieurs villégiateurs à transformer leurs chalets en résidences permanentes », explique l’urbaniste.

Ce chiffre a été en croissance jusque dans les années 1960, où un déclin a été constaté. Les pressions de l’urbanisation et la dégradation des milieux riverains, notamment par la pollution des cours d’eau, ont été montrées du doigt.

Des chalets ont été améliorés, certains, agrandis, et d’autres ont été démolis pour permettre la construction de maisons plus importantes.

Selon le professeur émérite de l’Université de Montréal, on paie aujourd’hui le prix de la transformation de ces chalets en maisons permanentes. Le Grand Montréal en a été le témoin ce printemps : ces lieux forment maintenant les principales zones d’inondation.

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