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Maxime Coutié
Audio fil du jeudi 18 juillet 2019

L'industrie des microdistilleries explose au Québec

Publié le

Un bouteille de gin est placée devant le pont Jacques-Cartier.
Le gin Portage est distillé à Montréal.   Photo : Facebook/Portage Dry Gin

Gin, whisky, vodka et rhum : la croissance des microdistilleries est marquée, particulièrement au Québec. Tour d'horizon avec le chroniqueur économique Matthieu Charest.

Il suffit d’un passage à la Société des alcools du Québec pour constater que ses tablettes regorgent de produits québécois de microdistilleries. Le phénomène est encore plus récent que celui des microbrasseries.

« Il y a quatre ans à peine, l’Association des microdistilleries du Québec comptait quatre membres. Elle en a maintenant 42, au point où il s’ajoute de nouvelles microdistilleries toutes les semaines », indique Matthieu Charest.

L’industrie des microdistilleries en quelques chiffres

  • 39 millions de dollars de ventes générées en 2018
  • 71 permis octroyés aux distillateurs et artisans
  • 25 % des parts de marché détenues par des microdistilleries

Le phénomène est encore plus marqué au Québec en ce qui concerne le gin.

« On m’a raconté que, quand le gin St-Laurent est sorti il y a quelques années, ça a pris quatre heures avant que tout l’inventaire soit écoulé. À la distillerie La Société secrète, en Gaspésie, il paraît qu’il y a parfois des files de 200 personnes qui veulent toutes mettre la main sur un produit en particulier », indique-t-il.

Matthieu Charest précise toutefois que cette industrie florissante comprend quelques lacunes : « Si vous ne produisez pas tous vos ingrédients, vous devez avoir un permis industriel, qui coûte plus cher que le permis artisan. Quand les microdistilleries vendent leurs produits, contrairement aux microbrasseries, elles doivent soit racheter leurs propres produits à la SAQ, soit les vendre avec la majoration de la SAQ. »

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