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Maxime Coutié
Audio fil du mercredi 17 juillet 2019

La banlieue n’est plus ce que vous croyez

Publié le

Une banlieue montréalaise
Les banlieues poussent de plus en plus dans la grande région de Montréal.   Photo : iStock

Si la banlieue ne fait pas l'unanimité, elle a tout de même su tirer son épingle du jeu auprès de plusieurs grâce à sa capacité de transformation. C'est du moins ce que croit le chroniqueur Gérard Beaudet, urbaniste émérite et professeur titulaire à l'École d'urbanisme et d'architecture de paysage de l'Université de Montréal.

« On a une image de la banlieue qui est complètement décrochée par rapport à la réalité. On a encore cet archétype d’alignement de bungalows, avec un petit centre commercial et une école. Mais, en fait, la banlieue, dès les premières décennies, avant même la crise du pétrole, qui va être un choc important, va se transformer », indique Gérard Beaudet.

Selon l’urbaniste émérite, l’un des instigateurs de cette transformation est l’arrivée des polyvalentes. Implantées à la fin des années 60 dans le cadre de la réforme de l’éducation, la cité des jeunes, à Vaudreuil, et la polyvalente Leblanc, à Laval, ont marqué le début d'une nouvelle ère :

« Elles sont installées au milieu de nulle part et obligent de déplacer tous les étudiants en autobus [...] et sur des distances considérables puisque la quantité d’étudiants est grande et les densités d’habitation sont modestes », explique-t-il.

Dans les années 70, de grands centres commerciaux s’approprient cette mentalité dans les villes de Saint-Bruno, Laval, Anjou et l’Ouest-de-l’Île.

« Tout le monde doit se déplacer en automobile pour aller dans ces centres commerciaux. L’impact que ça a, c’est que ça donne des populations qui viennent d’aussi loin que Saint-Jérôme, Joliette, Repentigny, et on voit ces municipalités permettre la construction de centres commerciaux pour essayer de limiter la fuite commerciale qui va aller à l’encontre de la vitalité de leur propre centre-ville dans certains cas. »

Dans les années 80, les banlieues se dotent d’équipement leur permettant l’autonomie. Des bibliothèques, des salles de spectacles, des universités, des banques et même des catégories d’emplois qui n’existent pas en ville se trouvent en banlieue.

« Maintenant, on peut passer notre vie en banlieue sans avoir besoin de se rendre en ville. »

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