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Maxime Coutié
Audio fil du lundi 15 juillet 2019

L’île Sainte-Hélène, un lieu militaire stratégique

Publié le

Une image d'archive en noir et blanc montrait un fort à côté d'un plan d'eau le séparant de l'île de Montréal.
Le fort de l'île Sainte-Hélène en 1910.   Photo : Archives de la Ville de Montréal / Reproduction d'Edgar Gariépy

L'île Sainte-Hélène est connue surtout pour ses vestiges d'Expo 67 et pour son parc d'attractions, La Ronde. Mais saviez-vous qu'elle a longtemps eu une vocation militaire? La chroniqueuse et historienne Myriam Wojcik s'est penchée sur ce pan moins connu de son histoire.

Depuis toujours, l’île Sainte-Hélène est un endroit stratégique pour les activités militaires, d’abord parce qu’elle est située en face de Montréal, mais aussi en raison du courant de l’eau qui rend difficile la navigation près d'elle. Ce n'est pas étonnant qu'un fort y ait été érigé. Construit dans les années 1820 par l’armée britannique pour contrer une éventuelle attaque américaine, qui n'est jamais survenue, celui-ci a été déserté une cinquantaine d’années plus tard, au moment où les militaires ont quitté le pays.

Dès 1874, un parc public y a été aménagé, offrant un répit de la vie urbaine aux Montréalais, mais particulièrement aux ouvriers. Une fois la construction du pont Jacques-Cartier terminée, l’île a gagné en popularité.

Le fort est devenu, pendant la Seconde Guerre mondiale, le camp S/43, où des civils italo-britanniques, des prisonniers de guerre, ont été enfermés de 1940 à 1943.

« Il y avait quelques fascistes avec des cartes de membre, mais il y avait aussi plein d’antifascistes et même des Juifs; 17 Juifs ont été enfermés ici, à l’île Sainte-Hélène. L’Angleterre s'est rendu compte de l’erreur qu’elle avait commise. On leur a octroyé le statut de réfugié », explique la chroniqueuse.

Le fort sest devenu le Musée militaire de Montréal en 1955, après avoir passé une douzaine d'années sans activités militaires. L'établissement a pris le nom de son fondateur, David Macdonald Stewart, à sa mort, en 1984.

Réfrence : Maryse Bédard, D'une île à l'autre. L'internement des Italo-Britanniques à Montréal (1940-1943): Camp S/43, Île Sainte-Hélène, Mémoire de maîtrise, UQAM, 2017.

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