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Desrosier Philippe et  Mercier Noémi
Audio fil du mardi 13 août 2019

Se mettre à nu en tant que femme pour le bien de l'art et de la liberté

Publié le

Les trois femmes posent en souriant.
Roxanne Arsenault, Sara Hini et Marie-Ève Charron   Photo : Radio-Canada / Ariane Léonard

Pendant longtemps, la nudité féminine a contribué à définir l'excellence artistique. Mais, en 2019, on ne se met plus à nu pour les mêmes raisons et, surtout, on ne le fait presque plus sous l'impulsion d'un homme. Politique, libérateur ou simplement créatif, le corps nu est au centre d'une discussion entre quatre femmes qui s'y connaissent en la matière.

« On avait des histoires à faire connaître, et on y est allées all in. Il fallait une mise à nu. La nudité est l'une des facettes de notre mission », lance Sara Hini, photographe et directrice artistique de Womanhood Project, une proposition photographique qui met de l’avant le corps de la femme. Et ses histoires.

La plupart des femmes au cœur de cette aventure sur le web ont rédigé un texte qui révèle leur point de vue sur un sujet qui les touche. Il est autant question de cancer et de santé mentale que de pilosité ou de menstruations.

« Ça peut être politique pour certaines participantes. Pour d’autres, ce sera une façon de mettre un événement personnel derrière elles et de passer à autre chose », explique Sara Hini.

Écoutez l'entrevue avec Safia Nolin, qui parle du vidéoclip de sa chanson Lesbian Break-up Song, dans lequel elle apparaît entièrement nue.

On se détache donc du nu féminin, classique, qui existe depuis des siècles dans la peinture et la sculpture; « qui est lisse, n’a pas de poil, est pudique. Il a une gêne de sa sexualité. Et il est toujours représenté par le regard masculin. Avec la modernité, des artistes ont voulu représenter le nu féminin autrement, ne plus l’idéaliser, pour le sexualiser », note Marie-Ève Charron, professeure d’histoire de l’art au cégep.

Enfin, durant les années 1960 et 1970, des artistes féministes ont tassé les hommes et pris le pouvoir entre leurs mains. Elles ont fait éclater la façon d’illustrer leur corps en utilisant leur propre nudité dans leur création, en faisant de la performance avec leur corps.

« C’est une façon de revendiquer un espace, de s’affranchir, de critiquer, de s’accepter et de redonner le pouvoir à d’autres », ajoute l’historienne de l’art Roxanne Arsenault.

Au sein de sa formation musicale Donzelle, celle-ci joue beaucoup avec les stéréotypes liés à la représentation du corps de la femme.

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