Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Desrosier Philippe et  Mercier Noémi
Audio fil du jeudi 11 juillet 2019

Gastronomie et Premières Nations : la cuisine de la réconciliation?

Publié le

Un chef anglais tient un couteau et un chef autochtone tient une carabine.
Un exemple de réconciliation : le cuisinier cri Art Napoleon et le cuisinier britannique Dan Hayes partagent leurs façons de cuisiner dans l'émission Moosemeat & Marmalade.   Photo : APTN

Si la cuisine du terroir est sur toutes les lèvres depuis quelques années, on ne peut pas en dire autant de la gastronomie autochtone. Méconnue du grand public, elle intègre pourtant des aliments que les autochtones ont fait découvrir aux colons européens et qui sont maintenant une source de fierté collective – pensons seulement au sirop d'érable. Avec l'ouverture, ces dernières années, de plusieurs restaurants qui mettent en valeur la gastronomie des Premières Nations, peut-on espérer que les arts de la table deviennent un vecteur de réconciliation?

Il y a plein de légendes sur la découverte du sirop d’érable par le peuple atikamekw et sur la transformation du produit. Il y a aussi le maïs, y compris le pop-corn. Avec le pop-corn au sirop d’érable, là, on est vraiment dans le terroir autochtone! 

Isabelle Picard, ethnologue
Une cuisinière prépare un plat de canard à l'érable.
Une assistante du chef cuisinier autochtone Rich Francis prépare un plat de canard à l'érable dans la cuisine du Multi Faith and Spirituality Centre de l'Université Concordia, lors de la semaine First Voices (« premières voix ») de Montréal. Photo : Radio-Canada/Jean-Francois Villeneuve

Changements d’habitudes sur fond colonial
Certains mets traditionnels des Premières Nations ont été modifiés au contact des Européens, comme c’est le cas pour la banik. Isabelle Picard raconte que les Autochtones cuisinaient une forme de pain avec de la farine de maïs, mais que la banik s’inspire plutôt d’un pain écossais. L’ethnologue précise son importance historique quant à la survie de certaines nations autochtones, car la banik était la seule chose à manger après que tous les bisons eurent été tués dans les Prairies. Les non-Autochtones leur ont envoyé des sacs de farine en leur expliquant comment fabriquer ce pain écossais pour pouvoir manger l'aliment sous forme de rations.

Qu'y a-t-il sur le menu?
À quoi s’attendre dans un restaurant autochtone? Pour des raisons de santé publique, il est difficile de servir de la nourriture sauvage aux clients. Ainsi, puisque certains élevages sont consacrés au caribou et au cerf, il est fort possible d’en trouver sur notre table, au contraire du castor, du porc-épic ou de la martre.

Aliments traditionnels qui ont conquis le cœur des colons :

  • Le sirop d’érable
  • Le maïs
  • Le topinambour
  • Les haricots
  • La courge
  • Le tournesol
  • La canneberge (atoca étant un mot d’origine autochtone)
  • Les gibiers : orignal, caribou, chevreuil et castor

Pour la liste des restaurants recommandés pas Isabelle Picard, vous pouvez consulter cette liste au bas de la page principale de l'émission.

Chargement en cours