•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Apprendre à « sacrer » en bons Québécois!

Les malins

Avec Jhade Montpetit

Samedi de 7 h à 11 h

Apprendre à « sacrer » en bons Québécois!

Rattrapage du samedi 28 novembre 2020
Lily, Jose et Shuni.

Bienvenue chez vous - Blasphèmes

Photo : Radio-Canada

« Tabarn*** ». Le premier nouveau mot en français, « qui ne provient pas de la France », que Shuni a appris en arrivant au Québec.

Voilà, le bal est lancé! Il n’en fallait pas plus pour que Shuni, Lily et Jose se lancent dans une discussion autour des blasphèmes.

La première chose qui les a frappés à propos des jurons au Québec, c’est la façon dont ils sont étroitement liés à l'Église catholique.

À tel point que « moi, je pensais que quand les gens étaient fâchés, ils priaient », blague Lily.

Pour sa part, Jose en a vu d’autres… En Amérique latine, dit-il, on jure comme les Français et les Espagnols, à coup de « putain » par ici et de « putain » par là.

Disons qu’il n’était pas trop impressionné par les mots d'Église utilisés au Québec! « À la limite, dit-il, je trouvais ça cute! »

En revanche, il fut intrigué par l’utilisation variée que les Québécois pouvaient faire du sacre « Tabarn*** », qui exprime « toutes sortes d’émotions » de l’énervement à la colère, en passant par la surprise.

Proférer des blasphèmes à l’étranger

« Chez nous, on ne sacre pas, mais il y a beaucoup d’insultes », raconte Lily. « C’est terrible comment le peuple rwandais peut se dire des insultes. »

Les Rwandais sont aussi reconnus pour se lancer des proverbes à la figure quand ils sont fâchés, explique-t-elle. Ils utilisent des formules très imagées, « pas nécessairement gentilles, minutieuses et profondes », qui blessent.

Même Lily, qui en a entendu de toutes les sortes, trouve parfois que ça va un peu trop loin à son goût!

À Taïwan, c’est pareil, relate à son tour Shuni. « C’est assez violent et quand les Taïwanais veulent exprimer cette violence, ils insultent les femmes ».

Par exemple, dit-elle, « la pire chose que tu peux dire à quelqu’un [pour vraiment l’atteindre] doit avoir un rapport avec sa mère ».

Le summum, toutefois, l’insulte de toutes les insultes, que vous soyez Chinois ou Taïwanais, poursuit Shuni, est de se faire traiter « d'œuf de tortue » (!)

La raison est si étonnante qu’on vous recommande d’écouter directement les explications données par Shuni, parce que par écrit, on ne saurait pas vraiment rendre justice à ce qu’elle a dit ;-)

À écouter aussi :
Lily, Jose et Shuni ont aussi discuté de l'Halloween et de codes culturels.

Lily, Jose et Shuni.

Lily, Jose et Shuni.

Photo : Radio-Canada

Shuni vient de Taïwan. Elle a d’abord vécu en France, en Australie et aux États-Unis, avant de finalement poser ses bagages au Canada, où elle vit depuis 15 ans. Elle habite à Ottawa et est la maman d’un enfant de huit ans.

Jose est originaire du Salvador. Il est arrivé au Canada à l’adolescence. Il a suivi sa famille qui a décidé d’émigrer ici après la retraite de son père, en 1989. Il vit à Gatineau.

Lily est d’origine rwandaise. Elle a quitté son pays comme réfugiée suite au génocide de 1994. Elle a d’abord séjourné en Ouganda, au Kenya, en Italie, puis est arrivée à Ottawa en 1998. Elle est mère de deux ados et vit à Aylmer.

Un nouveau segment de l’émission

Bienvenue chez-vous est une table ronde virtuelle, une discussion ouverte avec trois personnes d’origine et de culture complètement différentes, qui vivent au Canada depuis un certain nombre d’années.

Sans tabous, mais avec humour et décontraction, elles nous racontent comment elles se sont intégrées à ce mode de vie canadien, mais en profitent aussi pour se livrer sur leur culture d’origine.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi