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Vins du Québec ou de l’Ontario? Entre les deux mon coeur balance

Les malins

Avec Jhade Montpetit

Samedi de 7 h à 11 h

Vins du Québec ou de l’Ontario? Entre les deux mon coeur balance

Rattrapage du samedi 27 juin 2020
Une illustration d'une bouteille de vin rouge et d'une bouteille de vin blanc devant un paysage de vignoble.

Deux sommelières prennent part à un duel amical pour déterminer qui entre les vignobles de l’Ontario et ceux du Québec fabriquent les meilleurs vins.

Photo : Radio-Canada / Laury Dubé

La sommelière, Véronique Rivest, et la vice-présidente de la Guilde des sommeliers de la capitale nationale, Marie-France Champagne, ont pris part à un duel amical pour déterminer qui entre les vignobles de l'Ontario et ceux du Québec fabriquent les meilleurs vins. Au final, toutefois, ce que l'on retient de cette joute oratoire c'est que peu importe le côté de la rivière où l'on achète son « vino », l'important c'est de le faire localement.

Des grappes de raisins, du vin blanc et un tire-bouchon.

Des grappes de raisins, du vin blanc et un tire-bouchon.

Photo : iStock

1. Le particularisme québécois

Véronique Rivest qui avait la responsabilité de défendre la réputation de la rive québécoise en matière de vin a lancé les échanges en déclarant que les vins du Québec, de façon générale, « sont vraiment, mais vraiment singuliers ».

La propriétaire du bar à vin Soif a rappelé que le Québec a une longue histoire au chapitre de la viniculture. La province, dit-elle, a développé une expertise au niveau des vins hybrides et biodynamiques. Sur la scène vinicole, cela se remarque! « On fait des vins qui sont dignes de n’importe où ailleurs! », a déclaré la vice championne mondiale. « On a une qualité exceptionnelle et une industrie dynamique. »

2. L’Ontario, toujours plus à découvrir

Marie-France Champagne ne s’est pas laissé démonter par la prestation de son adversaire. La coordonnatrice du programme de sommellerie du Collège Algonquin a déclaré que l’industrie est en plein essor en Ontario, particulièrement dans l’est où la production est de plus en plus importante. Les vins du comté de Prince Edward à eux seuls en valent le détour, souligne-t-elle!

Mme Champagne a par ailleurs décoché une belle gauche à son adversaire en lui rappelant qu’il fait plus chaud de quelques degrés Celsius en Ontario, ce qui permet à la province de planter du vitis vinefera, une vigne à l’origine d’excellents chardonnay, pinot noir, cabernet et riesling.

3. Souffler le chaud et le froid

« Quelques degrés de plus en Ontario? Mais tant mieux pour eux autres », a lancé Véronique Rivest sourire en coin. « Nous, on travaille dans un climat froid, c’est ce qui donne cette singularité à nos vins, ce qui fait qu’ils ont vraiment de la gueule et ne ressemblent à rien d’autre! »

Ce coup inattendu a semblé déboussoler Marie-France Champagne, mais cette dernière n’avait pas dit son dernier mot. Il y a beaucoup de diversité en Ontario, a-t-elle répliqué. « On parle de vins oranges, de piquette, de pet-nat, ce sont tous des styles que l’on produit en Ontario en plus gros volume », a-t-elle affirmé laissant entendre que sa rivale ne pouvait pas en dire autant.

Un homme tient des raisins dans ses mains.

Les vins québécois ont de plus en plus la cote.

Photo : iStock

4. Des trésors cachés au Québec

Après de tels échanges, c’était à se demander comment les deux participantes allaient amorcer la dernière ronde. Véronique Rivest a dû expliquer la raison pour laquelle il était si difficile de se procurer des vins québécois. « On est loin de la réalité ontarienne où l’on peut débarquer dans un vignoble puis goûter à des vins. N’est-ce pas là un désavantage pour la rive québécoise? », a demandé l’arbitre et animatrice Mélanye Boissonnault.

« Oui, a concédé la propriétaire du bar Soif. C’est ainsi parce que ce sont tous de petits vignobles, à taille humaine. » Tant mieux s’ils sont difficiles à avoir, a-t-elle toutefois ajouté. Cela veut dire qu’ils ont du succès. La sommelière a rappelé qu’il existe des routes des vins en Montérégie et en Estrie et qu’il est possible grâce ces structures de visiter plusieurs vignobles. « C’est un problème, mais cela n’en est pas un, en même temps! », a-t-elle nargué.

5. La qualité à un prix en Ontario

Du reste, Marie-France Champagne a dû elle aussi défendre l’accessibilité des vins de l’Ontario. « C’est peut-être une question de taxation, mais le vin ontarien n’est quand même pas à bas prix », a souligné Mélanye Boissonnault.

En effet, a concédé Marie-France Champagne, « mais opérer un vignoble ça coûte cher quand on a de petites productions, quand on doit faire les vendanges manuelles et que l’on fait des vinifications plus naturelles. »

Mais ce sont tous des vins de qualité, a-t-elle plaidé. Chaque bouteille vaut son pesant d’or et son prix.

Faites-nous part de votre opinion

Le combat s’est terminé avec élégance où chaque adversaire a reconnu les qualités vinicoles des deux provinces. C’est maintenant à vous de trancher et de dire de quel côté votre coeur balance.

Vous pouvez faire part de vos commentaires en écrivant à l’adresse électronique lesmalins@radio-canada.ca ou en téléphonant au 613.288.6100.

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