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Jhade Montpetit
Audio fil du samedi 21 septembre 2019

Un an après la tornade de Dunrobin : « on passe à autre chose maintenant »

Publié le

Une maison avec un toit arraché
La tornade qui a traversé la propriété de Joseph Lafrenière a arraché le toit au-dessus des chambres à coucher.   Photo : Avec la gracieuseté de Joseph Lafrenière

Il y a un an jour pour jour, le 21 septembre 2018, une tornade passait directement sur la maison de Joseph Lafrenière, emportant le toit, le garage et les arbres centenaires de son terrain. Aujourd'hui, le jeune père de famille peut officiellement dire qu'il tourne la page. Ce n'est toutefois pas le cas de tous ses voisins.

Dunrobin - Mardi 18 septembre 2018 près de 17 h : Joseph Lafrenière nettoie sa piscine lorsque sa femme lui indique qu’une alerte de tornade est en vigueur. « Je me suis dit que ça n’arrive jamais et je suis resté là », se rappelle-t-il.

Puis, il entend un bruit étrange. « J’ai su tout de suite! Cinq, dix secondes plus tard et la tornade me prenait », ajoute M. Lafrenière.

Un terrain devant lequel de gros arbres sont tombés, déracinés.
Les arbres déracinés devant la propriété de Joseph Lafrenière après le passage de la tornade à Dunrobin en septembre 2018.   Photo : Avec la gracieuseté de Joseph Lafrenière

Il a couru à l’intérieur de sa maison pour rejoindre sa conjointe, sa fille de 2 ans et demi et son fils d’à peine 5 mois. « Je me suis lancé sur eux autres », dit-il. Un bruit sourd, du vent d’une puissance inimaginable et à peine 30 secondes plus tard, tout était terminé.

Tu ne voyais rien c’était juste des débris partout. J’ai dit à ma femme : ‘’ il n’y a plus rien! Tout est parti’’.

Joseph Lafrenière, sinistré de Dunrobin

C’est à ce moment précis où, aussi impensable que ça ne puisse paraître, Joseph Lafrenière prenait conscience de l’aventure qui commençait pour sa famille et lui. Une tornade avait détruit la maison qu’il venait d’acheter et il faudrait tout reconstruire.

Une photo montrant l'extérieur d'une maison avant et après les ravages d'une tornade.
Un aperçu d el'apparence de la maison familiale de Joseph Lafrenière avant et après le passage de la tornade.    Photo : Avec la gracieuseté de Joseph Lafrenière

« Tout a changé en 30 secondes »

« On est chanceux que ce soit arrivé le jour et non la nuit pendant que les petits étaient en train de dormir », glisse Joseph Lafrenière. Certes, il y avait des débris partout, mais le toit de la maison était presque entièrement arraché.

La famille de quatre, ainsi que leurs deux chiens de race Husky ont été relocalisés dans une chambre d’hôtel avant d’être finalement installés dans un jumelé à Kanata.
Entre temps, l’étage complet de leur maison, la presque totalité du rez-de-chaussée, le revêtement extérieur, le toit ainsi que le terrassement de sa maison devaient être refaits à neuf.

On n’était pas sûrs d’y retourner : ce n’était plus pareil.

Joseph Lafrenière, sinistré de Dunrobin

C’est alors que les questionnements ont commencé, ainsi qu’un long processus de guérison pour le couple qui avait acheté cette maison en pensant y passer le reste de ses jours.

Nouveau départ

Le 1er juin 2019, près de neuf mois après le passage de la tornade, la famille a réintégré sa maison. Les travaux, eux, ne sont complètement terminés que depuis trois semaines.

On est heureux encore. Le traumatisme est passé : ça fait un an.

Joseph Lafrenière, sinistré de Dunrobin

Il faut mentionner, toutefois, que des séquelles demeurent. La femme de M. Lafrenière, qui avait dû cesser de travailler pendant quelques semaines, a suivi une thérapie depuis. Sa fille demande encore à ses parents rentrer aussitôt qu’un orage éclate ou qu’il y a trop de vent.

Le couple s'estime chanceux dans sa malchance, puisqu’un an plus tard, tout est réglé pour eux. Mais il n’en est pas de même pour tous leurs voisins.

Joseph Lafrenière explique que certaines habitations ne sont pas reconstruites et que les fermiers des environs n’ont pas pu rebâtir toutes leurs installations.

« Il y en a qui n’ont aucune aide financière », renchérit-il en donnant l’exemple d’un voisin dont les vaches ont passé l’hiver à l’extérieur, faute d’avoir les moyens de reconstruire les bâtiments de ferme.

Joseph Lafrenière dans son garage en reconstruction.
Joseph Lafrenière dans son garage en reconstruction. Photo : Radio-Canada/Yasmine Mehdi

Bien qu’il reste du travail à faire, selon lui, le père se dit heureux de voir les familles réintégrer graduellement les maisons de son quartier.

« Il va toujours y avoir des séquelles », conclut-il. « Je m’en souviens comme si c’était hier, mais aujourd’hui je l’accepte. »

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