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Jhade Montpetit
Audio fil du samedi 24 août 2019

Jean-David est en amour… deux fois plutôt qu’une

Publié le

Un homme dans la quarantaine sourit à la caméra.
Jean-David Brouillette entretient deux relations amoureuses et intimes : l'une avec sa fiancée, l'autre avec sa copine.   Photo : Radio-Canada / Jhade Montpetit

D'aussi loin qu'il se souvienne, Jean-David Brouillette a la capacité d'être amoureux de plus d'une femme à la fois. Après plusieurs années où il a essayé sans succès le modèle monogame, il est aujourd'hui pleinement épanoui dans sa relation avec sa fiancée, qu'il épousera bientôt, et sa copine. Il doit bien sûr composer avec les autres partenaires de ses amoureuses, parce que le polyamour, ça s'applique à elles aussi.

Durant toute son adolescence et sa jeune vie adulte, Jean-David Brouillette a essayé de se conformer au modèle qui l’entourait dans sa famille et dans la société. Celui d’avoir une copine, qu’il épouserait éventuellement, avec qui il aurait des enfants, une maison et avec qui il vieillirait en toute fidélité.

Je me suis dit : « Pourquoi? Qui a décidé ça? », explique-t-il. « L’être humain peut être heureux dans plusieurs configurations et je crois que c’est à lui de décider ce qui lui convient. C’est une question qui est très, très personnelle ».

C’est pourquoi il a décidé d’adopter un tout autre mode de vie : « Être polyamoureux, c’est le fait d’accepter de vivre cette particularité que j’ai dans ma vie : d’aimer plusieurs personnes en même temps de manière intime et relationnelle », précise Jean-David.

Je ne remets pas en question le mode mono-amoureux. C’est juste un mode qui ne me convient pas tout comme le mode polyamoureux ne convient pas à d’autres personnes. Ce n’est pas fait pour tout le monde.

Jean-David Brouillette

Depuis un an (officiellement), l’homme dans la jeune quarantaine s’autorise un modèle amoureux qui lui convient réellement : il habite avec sa conjointe, qu’il épousera sous peu, et entretient aussi une relation amoureuse avec celle qu’il appelle sa copine. Bien sûr, toutes deux ont - ou peuvent entretenir - des relations amoureuses avec d’autres personnes.

« Le comparatif est partout. On est tout le temps en train de se fracasser le nez sur la norme monogame, sur le type de relation, sur la perception de ce que c’est l’amour, l’exclusivité, la fidélité, la loyauté, de ce que c’est la jalousie aussi », dit-il.

On est en train de rentrer dans ces valeurs-là, on est en train de créer un choc culturel pour ces gens-là pour qui l’image est fixe.

Jean-David Brouillette

« Avoir plusieurs relations, on multiplie les plaisirs, mais on multiplie aussi les difficultés », ajoute celui qui avoue se sentir parfois jaloux. « J’apprends à le gérer, à le communiquer, à le recevoir aussi quand les autres le ressentent ».

Comment ce modèle de couple polyamoureux fait-il face aux jugements, aux questionnements, mais aussi aux problématiques qui découlent de leur mode de vie amoureux atypique? « On s’est fixé des balises », répond M. Brouillette.

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