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Animateur Stéphane Garneau
Audio fil du mercredi 5 décembre 2018

La vie en communauté religieuse de Christian Bégin

Publié le

Affublé de lunettes, le comédien écoute attentivement l'animatrice.
Le comédien Christian Bégin révèle que son éveil sentimental a été propulsé par la lecture de l'Encyclopédie Cousteau...   Photo : Radio-Canada / Christian Côté

Même si Christian Bégin n'a jamais été un grand sportif, il a toujours été déterminé à être le meilleur. Le comédien, animateur et homme d'affaires discute près d'une heure avec Franco Nuovo de son parcours bigarré, notamment de ce passage dans une communauté religieuse à l'adolescence, d'où il est ressorti marqué.

Dans la famille de Christian Bégin à Pointe-aux-Trembles, on ne s’intéressait pas au théâtre ni à la littérature.

Rien ne me conduisait à la vie que j’ai aujourd’hui.

Christian Bégin, comédien et animateur

Il se rappelle que son père, pilote de bateau comme son grand-père et son arrière-grand-père, était souvent absent. À l’inverse, Christian Bégin avait un « rapport symbiotique » avec sa mère.

Un groupe pastoral, une deuxième famille

Pensionnaire au Collège de Laval durant son secondaire, il retrouvait sa famille seulement les fins de semaine. Son école étant axée sur les sports, il a trouvé refuge dans la natation.

Durant cette période, il s’est aussi créé une deuxième famille dans un groupe de pastorale. Son implication a même fait croire à certains religieux qu’il avait l’appel de la prêtrise.

J’étais très proche d’un de ces frères-là, qui a joué un rôle déterminant dans ma vie, positivement et négativement. Et je suis allé tenter l’expérience de la communauté [religieuse].

Christian Bégin, comédien et animateur

Durant son temps comme pensionnaire, il a ainsi vécu en partie avec une communauté de 13 religieux. Pour vivre cette expérience, il a dû recevoir une autorisation spéciale de ses parents et du collège.

Christian porte un chandail bleu pâle et un veston gris. Il porte également un chapeau.
Christian Bégin a gagné le prix de la meilleure interprétation masculine pour un premier rôle dans le film Le problème d'infiltration au Gala Québec Cinéma 2018. Photo : Radio-Canada/Mathieu Valiquette

Cette communauté religieuse était plutôt expérimentale, selon lui. Des frères catholiques avaient fait l’acquisition d’un immeuble à logements qu’ils avaient transformé en grande maison.

« J’y ai découvert des gens qui étaient investis d’une vraie vocation, explique-t-il. J’ai passé des soirées où j’ai ri comme jamais, parce qu’il y a toutes sortes de personnages dans une communauté religieuse. Comme c’était une petite communauté, il y avait quelque chose de très familial. »

Tous les matins, en se levant, il allait prier.

Même s'il en garde certains bons souvenirs, cette vie avec les religieux ne l’a pas toujours rendu heureux, raconte-t-il, sans donner plus de détails. Il dit être athée aujourd'hui.

Le théâtre comme planche de salut

En 5e secondaire, il a découvert la scène. Après s’être conformé à des études plus classiques au cégep, il a auditionné en cachette à différentes écoles de théâtre.

Sa vie est aujourd’hui divisée entre son travail de comédien, un projet d’alimentation locale ainsi que l’animation de Curieux bégin et du talk-show Y’a du monde à messe à Télé-Québec. Il a été récompensé en juin dernier de l’Iris de la meilleure interprétation masculine pour son rôle dans le film Le problème d’infiltration, du réalisateur Robert Morin.

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