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Stéphane Garneau
Audio fil du lundi 5 novembre 2018

Bïa, une chanteuse amoureuse des langues et des cultures

Publié le

Bïa parle de certains aspects de sa carrière.
La chanteuse Bïa aborde certains grands moments de sa vie et de sa carrière.   Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

« Je ne sais pas pourquoi j'ai cet amour des langues. [...] Pour moi, tout ça est fascinant », dit l'auteure-compositrice-interprète brésilienne Bïa au micro de Franco Nuovo. Ayant notamment vécu au Brésil, au Chili, au Portugal et en France avant de s'établir au Québec en 2006, l'artiste chante et porte souvent les textes de grands auteurs dans différentes langues, comme le portugais, l'espagnol, le français ou l'italien. « La langue, l'accent, tout ça, ça fait partie de la musique », dit la chanteuse aujourd'hui âgée de 51 ans.

L’auteure-compositrice-interprète, qui est à l’aise avec de nombreux genres, dont l’afro-brésilien, la bossa-nova, la chanson populaire et la samba, a notamment chanté Félix Leclerc et Jean-Pierre Ferland en portugais, et Georges Brassens en espagnol.

Selon Bïa, la musique permet de créer des ponts entre différentes cultures. « L’affinité d’âme, l’affinité de sensibilité envers le monde et la relation humaine, je pense que ça passe beaucoup par-là », ajoute celle qui a partagé la scène avec les plus grands, dont le chanteur italien Gianmaria Testa et la chanteuse montréalaise Lhasa de Sela.

« Horrifiée » par la situation au Brésil

« C’est terrible. […] Ça me rappelle la montée de Mussolini en Italie. Ça me rappelle n’importe quel totalitarisme qui arrive », réagit d’autre part la chanteuse d’origine brésilienne au sujet de la récente accession au pouvoir de Jair Bolsonaro, politicien d’extrême droite à la tête du Brésil.

L’auteure-compositrice-interprète regarde avec beaucoup d’inquiétude le fait qu’un apologiste de la dictature et de la torture ait été élu dans son pays d’origine, qu’elle et ses parents ont d’ailleurs dû quitter au début des années 1970 en raison de la dictature militaire du maréchal Castelo Branco.

« Ce qui me préoccupe, […] c’est le langage désinhibé de misogynie, d’homophobie. […] C’est un peu comme aux États-Unis », déplore Bïa, qui fait ainsi référence aux propos du président américain Donald Trump, et à la libération d'une certaine parole « raciste » chez nos voisins du sud.

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