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Stéphane Garneau
Audio fil du jeudi 8 mars 2018

Louise Richer, la marraine de l’humour au Québec

Publié le

Marie-France Bazzo et la directrice générale fondatrice de l'ÉNH, Louise Richer

« L'humour est d'abord et avant tout un mécanisme d'équilibre humain, de distanciation, d'humanisation et de socialisation. On oublie la fonction fondamentale de l'humour pour l'humain et les sociétés. » La fondatrice de l'École nationale de l'humour, Louise Richer, dévoile à Marie-France Bazzo comment ses études en psychologie continuent de teindre sa vision de la vie et de la pédagogie.

Motivée par ses parents qui souhaitaient voir leurs enfants à l’université, Louise Richer a entrepris des études en psychologie à l’Université du Québec à Montréal. Quand elle a rencontré des difficultés lors de la rédaction de son mémoire, son professeur, Camil Bouchard, lui a dit que la psychologie n'était pas sa voie.

C’est alors que lui est venue l’idée d’être comédienne. Elle a donc abandonné ses études pour partir un an à New York. Durant cette période, elle a apprivoisé le doute.

La quête de confiance en soi n’est jamais terminée. Je valorise ce doute et cette remise en question parce que ça nous permet [de connaître] nos propres limites, d’avoir une lucidité par rapport à soi. J’ai appris à apprivoiser le doute. J’accepte que ce doute soit plus un moteur qu’une obstruction.

Louise Richer

Embrasser l’humour

À son retour à l’été 1982, elle est montée sur scène au Club Soda pour les lundis humoristiques, des soirées dont elle est rapidement devenue la gestionnaire. Quelques années plus tard, en 1988, elle a fondé l’École nationale de l’humour, établissement qu’elle dirige depuis.

Elle se fait un point d’honneur d’offrir une vision le plus large possible de l’humour à ses étudiants. Pour y parvenir, elle adopte une position d’ouverture par rapport aux dissidents. « Les gens qui parlaient contre l’École ou qui n’y croyaient pas, c’était mon défi qu’ils soient à l’intérieur. Que toutes les voix discordantes s’expriment à l’intérieur du lieu. »

La place des femmes

Appelée à réagir aux affaires Rozon et Salvail, qui ont ébranlé le monde de l’humour, Louise Richer trouve qu’on « sent la profondeur du séisme et [qu’]il faut nourrir le séisme ». Elle déplore que le monde de l’humour reste machiste, mais se réjouit de la teneur de la conversation autour des inégalités sexuelles. Elle estime qu’elle permettra aux femmes et aux personnes issues de la diversité de trouver leur place dans l’industrie.

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