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Jean-Jacques Pelletier : auteur, philosophe et observateur du monde en mutation

Les grands entretiens

Avec Stéphane Garneau

Du mardi au jeudi de 21 h à 22 h
(en rediffusion du mercredi au vendredi à 3 h)

Jean-Jacques Pelletier : auteur, philosophe et observateur du monde en mutation

Audio fil du lundi 26 février 2018
Jean-Jacques Pelletier en gros plan devant un microphone.

L'écrivain Jean-Jacques Pelletier

Photo : Radio-Canada/Christian Côté

« Ce qui me préoccupe, c'est toujours la question du sens, des fausses évidences, les ravages de l'irrationalité... Je pense que c'est une des choses avec lesquelles on est loin d'en avoir fini. On n'a qu'à regarder l'état de la planète actuellement. Pour moi, c'est loin d'être rassurant, dit l'auteur et philosophe Jean-Jacques Pelletier au micro de Stéphan Bureau. Le roman, pour moi, c'est un peu un estomac : ça sert à digérer ce que je trouve plus difficile à digérer dans la réalité », explique celui dont les récits traitent notamment de manipulation et d'exploitation à l'échelle internationale.

Fasciné par les médias, les arts et l’informatique – trois domaines qui forment la toile de fond de sa série de livres réunis sous le titre Les gestionnaires de l’apocalypse –, Jean-Jacques Pelletier écrit depuis des années des thrillers géopolitiques, dont le plus récent, Deux balles, un sourire, traite d’écologie et d’écoterrorisme.

Pour Jean-Jacques Pelletier, toutes les sphères de la société sont interconnectées à l'ère de la mondialisation. C'est du moins ce qu'il essaie de montrer dans ses romans.

Autant sur le plan politique, économique que criminel, on est dans le monde, on n’est pas en vase clos, et c’est peut-être pour ça qu’autant de gens aujourd’hui ont la nostalgie des frontières : on aimerait tellement ne plus être traversés par tout ce qui nous vient de partout sur la planète. Et l’espèce de phobie des immigrants que certains ont, au fond, est peut-être simplement une manifestation un peu primaire d’une perception qui est réelle : il n’y a plus personne sur la terre qui est chez soi. […] L’ensemble de la planète, de plus en plus, est en interaction.

Jean-Jacques Pelletier, auteur et philosophe

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