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De journaliste à président du Cirque du Soleil : le parcours étonnant de Daniel Lamarre

Les grands entretiens

Avec Stéphane Garneau

Du mardi au jeudi de 21 h à 22 h
(en rediffusion du mercredi au vendredi à 3 h)

De journaliste à président du Cirque du Soleil : le parcours étonnant de Daniel Lamarre

Audio fil du mercredi 24 mai 2017
Daniel Lamarre

Daniel Lamarre

Photo : Radio-Canada

Au début de sa carrière dans le domaine de la publicité, Daniel Lamarre a refusé avec conviction un poste prestigieux pour lequel il était sous-qualifié. L'employeur, charmé et intrigué par ce comportement inhabituel, l'a convaincu de travailler pour l'entreprise. Cette anecdote est à l'image du parcours de l'homme d'affaires, bien connu pour avoir dirigé TVA à la fin des années 90. Saisissant des occasions dans des domaines variés, il s'est toujours montré ouvert à de nouveaux défis. Daniel Lamarre raconte notamment à Stéphan Bureau ses débuts difficiles en journalisme, son entrée dans le monde des affaires et les chantiers qui l'attendent dans les prochaines années à la tête du Cirque du Soleil.

Le rêve contrarié du journalisme
À 16 ans, Daniel Lamarre s’est lancé en journalisme, au Courrier de Laviolette, à Grand-Mère, puis au Nouvelliste, à Trois-Rivières. Après avoir poursuivi ses études en journalisme à l’Université d’Ottawa, les portes des grandes rédactions lui sont demeurées fermées. « J’essayais de tout faire pour être reconnu […], mais la vie en a décidé autrement. J’ai eu une offre d’emploi en relations publiques. C’est là que ma vie a bifurqué. »

Daniel Lamarre a longtemps souhaité faire carrière dans le journalisme, avant de devenir un homme d'affaires.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Daniel Lamarre a longtemps souhaité faire carrière dans le journalisme, avant de devenir un homme d'affaires.

Photo : Radio-Canada

L’apprentissage du calme dans les affaires
Daniel Lamarre est arrivé à Montréal sans réseau. Au cœur de ce changement de carrière, il souhaitait être un acteur des événements et non plus un observateur. Il s’est rapidement joint à Burson-Marsteller, l’une des plus grandes entreprises de relations publiques au monde.

Il y a découvert le monde des affaires, qu’il a ensuite continué d’explorer en cofondant National. Il y est resté 13 années, soit assez longtemps pour se frotter aux clients les plus difficiles, qu’il aimait gérer : « Quelqu’un qui n’est jamais content, colérique, je vis très bien avec ça. »

L’amoureux des médias
En 1997, il a quitté National pour se joindre à TVA en tant que président et chef de la direction de la chaîne. Pour lui, TVA, « c’est un coup de foudre. J’ai perdu la tête quand M. Chagnon [actionnaire de TVA en 1997] m’a approché pour ce poste-là », raconte-t-il. Proche de ses salariés, il a pris goût à arpenter la salle de nouvelles. Il a appris de son mentor, André Chagnon : « Il avait une façon discrète de vous amener à comprendre les choses, à vous influencer », explique-t-il.

Un nouveau grand défi au Cirque du Soleil
En 2001, quand la famille Chagnon a vendu TVA, Daniel Lamarre a répondu au défi du Cirque du Soleil, « sans filet », comme il le dit en souriant. Il est devenu président et chef de la direction de l’entreprise. Il a alors mené les négociations avec les Beatles pour le spectacle Love en 2006, une tâche ardue.

Depuis que Guy Laliberté n’est plus l’actionnaire majoritaire, Daniel Lamarre est en première ligne dans les chantiers du Cirque du Soleil. Les spectacles se multiplient partout sur la planète. « On voit le besoin des gens de vivre des émotions », observe-t-il, heureux de côtoyer le milieu exaltant des artistes, dont il se dit « groupie ».

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