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Les grands entretiens

Avec Stéphane Garneau

Du mardi au jeudi de 21 h à 22 h
(en rediffusion du mercredi au vendredi à 3 h et le dimanche à 20 h jusqu'au 20 septembre)

Le cinéma, « un bel amalgame d’art et d’empathie », selon Sophie Deraspe

Sophie Desrape, en entrevue à C'est encore mieux l'après-midi.

La réalisatrice du film Antigone, Sophie Desrape.

Photo : Radio-Canada / Erik Chouinard

La réalisatrice, scénariste, directrice photo et productrice Sophie Deraspe s'est fait connaître grâce au documentaire Rechercher Victor Pellerin et aux films de fiction Les signes vitaux, Les loups et Antigone, qui s'est fait remarquer en remportant de nombreux prix. Au micro de Franco Nuovo, la cinéaste discute de sa passion pour le septième art, de sa polyvalence derrière la caméra et du succès d'Antigone.

Dans sa jeunesse au Bas-Saint-Laurent, Sophie Deraspe était attirée par la ville, surtout pour sa vitalité culturelle. À 17 ans, elle est allée étudier les arts visuels en Autriche, mais aussi pour apprendre une autre langue et pour connaître la culture germanique. Il lui reste de cette expérience « un rapport à l’autre très fort ». Elle y a aussi compris que si elle a autant besoin de l’art c’est « parce que notre monde est très imparfait, et l’art, quelque part, peut contester cette imperfection, peut refaire le monde, un cadrage, une autre plongée ».

De retour au pays, Sophie Deraspe a étudié en littérature. Elle a découvert le cinéma lors d’un cours complémentaire. Elle y a plongé du jour au lendemain.

Cette découverte du cinéma, c’était le rassemblement de tous ces intérêts spécialement artistiques, mais j’ajouterais l’histoire, la sociologie, tout est dans le cinéma.

Sophie Deraspe

Elle a intégré ce milieu en effectuant un stage pour le film La moitié gauche du frigo, réalisé par Philippe Falardeau et produit par Luc Déry. « Je suis rentrée dans le cinéma tout de suite avec des personnes qui, bien qu’elles commençaient, le faisaient en grand », déclare-t-elle.

Multitâches

Dans ses films, Sophie Deraspe remplit plusieurs fonctions : scénariste, réalisatrice, directrice photo, monteuse. « Je retrouve le plaisir de l’art dans un aspect plastique. C’est quasi faire des blocs Lego, de choisir les pièces, de les assembler, de leur donner forme, dit-elle en rappelant qu’en vidéo d’art, les artistes font presque tout. J’aime mener un bateau. »

Assurément, la production d’Antigone, une adaptation moderne de l’œuvre de Sophocle, a dû être un important projet à mener. « S’il faut trop douter de sa capacité, on n’y va pas », dit-elle au sujet de la conception de ce film qui représentait son lot de défis.

Sophie Deraspe a voulu que son film – primé et qui a connu un rayonnement international – représente la diversité ethnique du Québec. Malgré tout, des intervenants de la diversité lui ont reproché ce désir. « Je reconnais leurs revendications, mais en même temps, je pense qu’il y a de la place pour des paroles multiples », répond-elle à ces critiques.

Mon Antigone, je la revendique de l’amour. […] Si cela rayonne dans le monde et que ça fait vibrer les gens, je me sens à la bonne place.

Sophie Deraspe

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