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Annabel Soutar : le théâtre documentaire pour assouvir sa curiosité

Les grands entretiens

Avec Stéphane Garneau

Du mardi au jeudi de 21 h à 22 h
(en rediffusion du mercredi au vendredi à 3 h)

Annabel Soutar : le théâtre documentaire pour assouvir sa curiosité

Annabel Soutar devant un micro

Annabel Soutar, auteure et directrice artistique Les Productions Porte Parole

Photo : Radio-Canada

Étudiante à l'Université Princeton, aux États-Unis, Annabel Soutar s'est intéressée au théâtre documentaire après avoir assisté à Twilight Los Angeles 1992, une pièce basée sur l'affaire Rodney King, un jeune Afro-Américain tabassé par la police. Cette forme de théâtre met en scène des événements réels, politiques, sociaux, historiques ou contemporains, mais sur les planches et dans un cadre fictionnel. Une vocation était née. Francis Reddy passe une heure en compagnie d'Annabel Soutar pour nous faire connaître cette passion et cette curiosité pour le théâtre documentaire.

Annabel Soutar s’est lancée dans le théâtre documentaire dans les années 1990. Les pièces Fredy, qui traitait de profilage racial, Grains, à propos des OGM, et Tout inclus, sur les résidences pour personnes âgées, se sont fait remarquer. Mais c’est surtout lorsqu’elle a incité la comédienne Christine Beaulieu à écrire J’aime Hydro que les projecteurs se sont tournés vers son travail.

Je crois que c’est la transformation de Christine [Beaulieu] du début à la fin de cette pièce qui est vraiment la magie du spectacle. Elle vit quelque chose d’épique sur un sujet qui est très important pour les Québécois francophones. Je crois que c’est la combinaison de sa personnalité, ce qu’elle a vécu, et aussi le fait que le public devant elle a vraiment beaucoup d’émotions négatives et positives vis-à-vis Hydro-Québec. Je crois que c’est ça qui a créé le résultat du spectacle, le succès du spectacle.

Annabel Soutar

Par-dessus tout, Annabel Soutar veut comprendre les événements. « Ce n’est pas juste en pointant le doigt qu’on peut comprendre ce qui se passe. Il faut aller plus loin », explique-t-elle. En novembre 1998, la cofondatrice des Productions Porte Parole a suivi, avec l’acteur Alex Ivanovici, la campagne électorale entre Lucien Bouchard, Jean Charest et Mario Dumont. « Je voulais comprendre la distance entre les citoyens et les leaders. » Le résultat : la pièce Novembre, où « la diversité de personnages sur scène a vraiment étonné le monde », raconte-t-elle.

C’est impossible d’être neutre et complètement objectif. C’est important de faire l’effort, malgré sa position et son expérience, de s’ouvrir vers l’autre, de comprendre l’autre.

Annabel Soutar

Comment Annabel Soutar trouve-t-elle un sujet? « Il faut avoir un conflit qu’on peut aborder pour que ce soit théâtral », répond-elle en ajoutant que son instinct entre également dans l’équation.

Montage du visage d’Annabel Soutar au micro de Radio-Canada, accompagné de la citation : « Faire du théâtre documentaire, c’est vouloir innover dans le dialogue public, ne pas avoir peur de l’autre et laisser la place au conflit. »

Annabel Soutar

Photo : Radio-Canada

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