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Ghayda Hassan, psychologue des victimes de guerre

Les grands entretiens

Avec Stéphane Garneau

Du mardi au jeudi de 21 h à 22 h
et le dimanche de 20 h à 21 h, jusqu'au 21 juin
(en rediffusion du mercredi au vendredi à 3 h)

Ghayda Hassan, psychologue des victimes de guerre

Audio fil du lundi 3 avril 2017
La professeure en psychologie Ghayda Hassan

La professeure en psychologie Ghayda Hassan

Photo : Radio-Canada

« Ce qui m'intéresse, c'est ce qui pousse l'être humain à détruire ou à agresser à ce point autrui. C'est clair que ça vient de ma propre trajectoire. » La professeure en psychologie Ghayda Hassan a passé une bonne partie de son enfance à Beyrouth pendant la guerre du Liban. Celle qui est aussi clinicienne s'intéresse grandement aux réfugiés qui ont des traumatismes. Avec Michel Lacombe, elle explique, entres autres, comment aborder ces conflits avec les enfants touchés par la guerre.

Professeure en psychologie à l’Université du Québec à Montréal, Ghayda Hassan se considère comme une Québécoise. Élevée en pleine guerre au Liban, sa famille devait parfois quitter le pays, mais y revenait toujours. « Mes parents sont des gens très attachés à leur pays. Quand on vit dans un pays, on a notre famille, nos amis, notre appartement et notre vie. C’est très difficile de les quitter complètement. »

« Dans un contexte de guerre, les gens vont souvent partir pour fuir momentanément. Parmi les réfugiés qui arrivent ici, certains d’entre eux ont fait plusieurs mouvements d’aller-retour vers leur pays. Jusqu’au point où ils seraient morts s’ils étaient restés. C’est une obligation, ce n’est pas un choix. »

La bonne façon d’aborder la guerre avec les enfants
« Les tout-petits n’ont pas besoin de comprendre la politique complexe. Ce qu’ils ont besoin de comprendre, c’est que les gens qu’ils aiment sont en sécurité et que les adultes autour d’eux vont tout faire pour qu’ils le soient. »

Ghayda Hassan explique que le parent se sent souvent démuni devant son enfant, et qu’il n’a pas les connaissances politiques pour aborder correctement le sujet avec lui. « L’idée, c’est d’ouvrir la communication, de parler avec son enfant pour savoir ce qu’il ressent, ce qu'il pense ou comprend de la guerre. »

L’adolescent fera ses recherches après la discussion
« L’idée est de permettre à son enfant de bâtir une perception complexe, [qu'il comprenne] que la vie n‘est pas faite d’anges et de démons. Il y a des conditions qui font en sorte que quelqu’un devient violent, que des pays entrent en conflit. Les ados sont capables d’abstraction incroyable, ils peuvent formuler une pensée complexe. Souvent, ce sont les adultes qui ont du mal à expliquer les choses aux enfants. Il ne suffit que de parler et d’ouvrir la communication. »

Citation de la professeure en psychologie Ghayda Hassan : « Pour ne pas céder à la haine, il faut chercher à comprendre une situation. »Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Citation de la professeure en psychologie Ghayda Hassan

Photo : Radio-Canada

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