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Christophe Huss, le critique amoureux de la musique classique

Les grands entretiens

Avec Stéphane Garneau

Du mardi au samedi de 3 h à 4 h

Christophe Huss, le critique amoureux de la musique classique

Le critique de musique classique Christophe Huss, dans le studio 18 de Radio-Canada

Le critique de musique classique Christophe Huss

Photo : Radio-Canada / Laurent Boursier

S'il n'avait pas attrapé la varicelle à l'adolescence, Christophe Huss n'aurait peut-être pas découvert la musique classique. Alité dans sa chambre, il a découvert cet univers grâce à un magnétophone à cassettes et un casque. Pourtant, à 6 ans, il désirait être pharmacien, ce qu'il deviendra plus tard avant de consacrer sa carrière à la critique musicale. Joël Le Bigot prend le temps de mieux connaître le journaliste musical qui tient une chronique à l'émission Samedi et rien d'autre et qui écrit notamment au Devoir.

À l’adolescence, Christophe Huss continue de se passionner pour la musique – il intègre une chorale à 11 ou 12 ans –, mais aussi à l’histoire et à la chimie des arômes et des parfums. Ces derniers centres d'intérêt le mènent à des études en pharmacie, son rêve d’enfance. Son plan de carrière est simple : allier la connaissance scientifique à une formation en administration des affaires. Parallèlement, il continue à chanter et intègre des chœurs prestigieux, dont celui de l’Orchestre de Paris.

Ça me satisfaisait d’être un très bon choriste amateur et d’avoir un métier à côté.

Christophe Huss, journaliste musical

Lors d’une répétition, une responsable de la prestigieuse compagnie de musique classique Deutsche-Grammophon lui propose d’écrire les textes qui accompagnent les disques. Par un beau hasard, le responsable de ces textes lance le magazine Répertoire. Christophe Huss est de l’aventure dès le premier numéro. D’autres magazines l’embauchent. De 1993 à 2003, Christophe Huss est le rédacteur en chef de Répertoire. « Il faut beaucoup de travail et il faut beaucoup de tentatives de compréhension [pour devenir critique musical]. Il faut essayer de se remettre dans la peau de celui qui a enregistré [le disque], explique le journaliste. L’exercice critique en musique est d’écouter, d’analyser et de traduire. »

Lors d’un court séjour au Québec, à l’occasion de la Fête de la musique à Tremblant, il rencontre sa conjointe. Il s’établit en permanence dans la province la même année. « Quand je suis arrivé ici, jamais de la vie je n’imaginais continuer dans ce métier-là », affirme-t-il. Ayant un intérêt prononcé pour le vin, Christophe Huss pensait faire carrière dans ce domaine au Québec, mais une rencontre avec le journaliste Jean-François Nadeau, qui vient d’être nommé directeur des pages culturelles du Devoir, l’amène à se joindre au quotidien montréalais. Même s’il vit au Québec depuis plusieurs années, Christophe Huss continue d’écrire pour des magazines européens, dont Diapason.

En 2004, Christophe Huss décroche une primeur : l’identité du chef qui succédera à Charles Dutoit à la tête de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), en l'occurrence Kent Nagano. « La couverture de la musique classique au Devoir a doublé », nous apprend le journaliste, qui souhaite être « un passeur d’émotions » avec ses textes et qui croit résolument que « la musique n’est pas morte; elle est extrêmement vivante ».

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