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Louis-Jean Cormier : une vie sous le signe de la musique

Les grands entretiens

Avec Stéphane Garneau

Du mardi au jeudi de 21 h à 22 h
et le dimanche de 20 h à 21 h, jusqu'au 21 juin
(en rediffusion du mercredi au vendredi à 3 h)

Louis-Jean Cormier : une vie sous le signe de la musique

Louis-Jean Cormier

Louis-Jean Cormier

Photo : Radio-Canada

Louis-Jean Cormier n'a pas 40 ans, mais en groupe ou en solo, il a de l'expérience à revendre. Sa poésie et sa musique sont inscrites dans l'ADN collectif québécois et canadien de l'auteur-compositeur-interprète, réalisateur, arrangeur, musicien et animateur à la radio et à la télé. Après deux albums solos, il s'est éloigné du public pour mieux se ressourcer, mais il est revenu en 2020 avec Quand la nuit tombe. Louis-Jean Cormier parle avec l'animateur René Homier-Roy de son parcours créatif.

Né à Sept-Îles en 1980, Louis-Jean Cormier commence les leçons de piano à 4 ans, sous la supervision de sa tante. Déjà, il déborde du cadre musical imposé par l’apprentissage de cet instrument.

Je pense que, très tôt, j’ai eu accès à une espèce de porte qui m’amenait vers une source d’idées, de création.

Louis-Jean Cormier, auteur-compositeur-interprète

Dès l’adolescence, il intègre les rangs d’un trio qui joue même dans des bars, avec l’autorisation écrite des parents. Après, il se joint à Kalembourg, « une époque enrichissante », précise-t-il. La reconnaissance et le succès surviennent alors qu’il chante dans le groupe Karkwa. Après quatre albums et de nombreuses tournées de spectacles, le groupe est en pause depuis le début des années 2010, bien qu’il ait offert des concerts sporadiquement. Louis-Jean Cormier lance sa carrière solo en 2012 avec l’album Le treizième étage, suivi des Grandes artères en 2015.

Montage du visage de Louis-Jean Cormier accompagné de la citation : « J’aime capter un frisson à l’intérieur d’un micro. »

Louis-Jean Cormier

Photo : Radio-Canada

L’expérience de La Voix

En 2014, Louis-Jean Cormier devient l’un des coachs de l’émission de téléréalité musicale La voix, à la surprise générale du milieu musical. « On veut des tribunes, on veut que la culture perdure, on veut que le Québec ait une culture forte, […] et je me disais "Est-ce que le boycottage de ce genre de plateformes est une bonne idée en soi?" », raconte le chanteur, qui ne regrette d’aucune manière cet épisode de sa vie. « Ça m’a permis de prendre du recul, de faire une espèce de zoom out de la carte du Québec », affirme celui qui s’est rendu compte que le Québec au complet avait découvert ses chansons.

Infatigable, il participe cette même année au disque Douze hommes rapaillés, constitué des poèmes de Gaston Miron, mis en musique par Gille Bélanger et qui réunit des artistes comme Michel Rivard et Yann Perreau.

Après La voix, Louis-Jean Cormier poursuit son parcours dans les médias dans les émissions Microphone à Télé-Québec et Table tournante à ICI Musique. C’est d’ailleurs là qu’il discute de musique de film avec l’auteur-compositeur-interprète Martin Léon, en 2019. La graine est semée : Louis-Jean Cormier compose une première musique de film, celle de Kuessipan, de Myriam Verreault. « Grâce à cette musique de film, j’ai retrouvé mon instrument premier, qui était le piano », avoue-t-il.

À l’heure actuelle, Louis-Jean Cormier recherche plus que tout la mélodie et déplore la « musique robotique, autant dans la production que dans la composition mélodique » de plusieurs œuvres. « Une vraie bonne chanson a un propos clair, simple, et en même temps, possède en elle-même une profondeur et un côté audacieux », affirme le chanteur.

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