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Les grands entretiens

Avec Stéphane Garneau

Du mardi au jeudi de 21 h à 22 h
(en rediffusion du mercredi au vendredi à 3 h)

Marie-Pierre Arthur, la musique dans le sang

Une femme portant une tuque et un foulard regarde devant elle.

La chanteuse Marie-Pierre Arthur

Photo : Radio-Canada / Ronald Georges

En lançant sa carrière d'autrice-compositrice-interprète à la fin des années 2000, Marie-Pierre Fournier a adopté le prénom de son père, Arthur, puisque le nom Fournier pleuvait en Gaspésie, son coin de pays natal. Marie-Pierre Arthur explique à René Homier-Roy comment elle est tombée dans la musique enfant et raconte les grands moments de sa carrière de musicienne et de chanteuse.

La basse, son instrument de prédilection, arrive dans sa vie avant ses 10 ans. L’instrument n’est pas un cadeau de ses parents; elle doit le rembourser en accomplissant des contrats de musique, notamment des concerts de reprises de succès en anglais.

Elle s’établit à Montréal afin d'étudier en musique au Cégep Saint-Laurent. Refusée en basse, elle choisit le chant jazz. Au cégep, elle fait des rencontres déterminantes, dont celles d’Ariane Moffatt et des musiciens de Karkwa, incluant le chanteur Louis-Jean Cormier et le claviériste François Lafontaine, son conjoint actuel.

Marie-Pierre Arthur poursuit ses études à l’Université de Montréal en chant. « Je n’ai jamais eu de plan, dit-elle. Dans les années 70, j’aurais été une choriste ou une bassiste de session. »

Marie-Pierre Arthur à la basse, un micro devant elle. Le fond de l'image est noir.

Marie-Pierre Arthur

Photo : Radio-Canada / Mathieu Dumontier

Une fois ses études terminées, Marie-Pierre Arthur se met à accompagner aussi bien Édith Butler, Michel Faubert, Kevin Parent, Stefie Shock et Mara Tremblay que Karkwa. Pour elle, la connexion personnelle avec les musiciens est extrêmement importante.

Quand je vis un moment fort musical avec quelqu’un, c’est comme si je ne pouvais jamais enlever ça. J’ai vraiment le goût d’en rajouter tout le temps. L’important, c’est de sentir qu’il y a une possibilité de faire d’autres rencontres fortes aussi.

Marie-Pierre Arthur

L’envie de prendre les devants de la scène apparaît sous la forme d’une « sensation », d’un déclic qui survient lors d’un concert à Petite-Vallée où elle est alors choriste. « Je me suis entendu chanter pour la première fois comme il faut. » Marie-Pierre Arthur a 25 ans. Elle n’a jamais écrit un mot. Sa rencontre avec Gaële (Tavernier), dans un autobus à Petite-Vallée est déterminante; elle devient son amie et sa principale parolière.

Marie-Pierre Arthur enregistre son premier album à la fin vingtaine, alors que sa vie de musicienne va bien. La chanteuse est entourée de créateurs, ce qui la motive à emprunter cette voie.

En 2012, paraît Aux alentours, son deuxième disque. Peu avant, François Lafontaine et elle ont un enfant. « C’est vraiment pas simple », avec le deuxième disque et les tournées, explique-t-elle. La chanson Si tu savais est un succès en France et les séjours de deux ou trois semaines loin de son enfant la culpabilisent. Pendant cinq ans, elle reçoit maints commentaires sur ses absences, ce qui l’insulte au plus haut point.

Son troisième album, Si l’aurore, paru en 2015, est fortement influencé par la musique des années 1980. « Je trippe fort sur les Commodores [NDLR : un groupe américain de funk et de soul] à ce moment-là. C’est de la musique que je n’avais pas entendue dans ma Gaspésie. » Marie-Pierre Arthur tient aussi à ce que le jeu mélodique de sa basse prenne plus d’espace sur ce disque.

Un nouvel album verra le jour en janvier 2020. Marie-Pierre Arthur a l’impression de commencer un nouveau cycle dans sa carrière avec une approche différente. Chose certaine, une foule de musiciens seront de la partie; sa famille musicale, quoi.

Montage du visage de Marie-Pierre Arthur, accompagné de la citation : « Je n’ai jamais eu de plan… J’veux toute! »

Marie-Pierre Arthur

Photo : Radio-Canada / Ronald Georges

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