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Stéphane Garneau
Audio fil du mercredi 21 août 2019

Marie-Jo Thério, l’artiste sensible au parcours unique

Publié le

Marie-Jo Thério au concert « La soirée Acadie rock » aux FrancoFolies de Montréal
Marie-Jo Thério au concert « La soirée Acadie rock » aux FrancoFolies de Montréal en 2017   Photo : FrancoFolies/Benoit Rousseau

La première rencontre entre Marie-Jo Thério et Monique Giroux a eu lieu il y a plus de 30 ans, à Montréal. Aujourd'hui, la chanteuse-actrice et l'animatrice ont plus de choses à se raconter que lors de ce premier moment, alors que Marie-Jo Thério arrivait de son Acadie natale. « J'avais l'impression de partir vraiment. La route n'était pas nécessairement très claire, ni préconçue. Le plan de vie n'était pas clair clair, mais c'était très excitant », raconte-t-elle. Rencontre autour de la carrière, de la place du voyage dans sa vie et de la singularité personnelle et artistique de celle qui a promené sa voix et sa musique à Paris, en Afrique et en Amérique du Sud.

À 6 ans, Marie-Jo Thério suit des cours de piano classique. Le théâtre fait également partie de sa vie à Moncton. À l’adolescence, elle devient une fervente admiratrice de David Bowie, ce qui la pousse à effectuer son premier voyage au Québec pour voir le chanteur britannique en concert. Les chansons du disque L’Heptade, d’Harmonium, envahissent également l’espace sonore de Marie-Jo Thério.

Elle quitte Moncton à 17 ans pour Montréal, avec quelques chansons écrites sous les bras, et vit avec ses cousines, dont la comédienne Isabelle Cyr. Elles lui proposent d’embrasser une carrière artistique.

Elle entre au Conservatoire d’art dramatique, d’où elle est renvoyée par la suite. Elle retourne alors au Nouveau-Brunswick et joue dans une pièce de théâtre. Marie-Jo Thério revient à Montréal peu après pour se joindre au spectacle Les 7 péchés capitaux, qui met en valeur les œuvres de Kurt Weill et de Bertolt Brecht. Michel Tremblay, présent dans la salle, lui offre un rôle dans l’opéra Nelligan. « C’était au-delà du conte de fées », s’étonne encore Marie-Jo Thério aujourd’hui. Elle partage alors la scène avec Louise Forestier, Jim Corcoran et Renée Claude. « Faire partie d’une création, c’est toujours quelque chose d’irremplaçable. »

De la télévision à la chanson

Marie-Jo Thério a joué un rôle important dans Chambres en ville, une émission fort populaire à l’époque de 1989 à 1996. Au cours de cette période, elle lance également un premier album de chansons, Comme de la musique (1995).

La musique l’amène à croiser la route du grand George Moustaki, au Festival d’été de Québec en 1998. Le chanteur français l’invite plus tard à faire la première partie de son spectacle au Casino de Paris.

Ça a été le début d’une amitié. […] Tout ça a été fait d’une manière clandestine finalement. On n’était pas dans un plan de carrière.

Marie-Jo Thério

De fil en aiguille, Marie-Jo Thério fait les premières parties de Claude Nougaro, de William Sheller et d’Alain Bashung, et voyage un peu partout dans le monde. Elle fait la rencontre du réalisateur de disques Olivier Bloch-Lainé et s’installe à Paris avec lui.

Montage du visage de Marie-Jo Thério au micro de Radio-Canada, accompagné de la citation : « Plus tard dans la vie, je me suis rendue compte que quand j’essayais de prendre le chemin qui était le même que tout le monde, de toute façon, ça ne marchait pas. »
Marie-Jo Thério Photo : Radio-Canada

À 54 ans, Marie-Jo Thério veut « se sentir libre et vivante ». Depuis 10 ans, elle vit en partie au Costa Rica, où elle fait toujours de la musique. Plus précisément, depuis trois ans, Marie-Jo Thério joue de l’ondomo, le petit frère des ondes Martenot. « J’ai eu un coup de foudre », dit la musicienne, qui a interprété sur scène la musique du spectacle de Loui Mauffette Chansons pour filles et garçons perdus, en plus d'y tenir un rôle.

L’autrice-compositrice-interprète a même de nouvelles chansons à offrir au public : « J’ai une lenteur naturelle, mais il y a toujours un bébé qui sort », dit-elle au sujet de ses créations.

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