Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Stéphane Garneau
Audio fil du mardi 14 mai 2019

Diane Tell, maître chez soi

Publié le

Elle est assise derrière un micro.
Diane Tell à l'émission Médium large en 2013   Photo : Radio-Canada / Marie-Sandrine Auger

La chanteuse québécoise a d'abord racheté l'ensemble des droits de ses premières chansons avant de fonder aujourd'hui sa propre maison de disques. « J'ai vraiment la volonté de faire en sorte que mon modèle [indépendant] soit reconnu », raconte l'autrice, compositrice et interprète, qui lancera bientôt un nouvel album.

Diane Tell a connu un succès assez rapidement en début de carrière – dès son deuxième album au Québec, en 1979, puis en France en 1981 avec son troisième album –, mais sans en tirer beaucoup d’argent à l’époque. Elle a donc décidé de racheter tous les droits des chansons de ses quatre premiers albums à son premier gérant en vue de garder l'œil sur l’ensemble des revenus liés à ses compositions.

Diane Tell interprète à la guitare une chanson en studio à Tellement Courteau.
Diane Tell à l'émission Tellement Courteau sur ICI Musique le 3 avril 2019   Photo : Véronique Audet-Gagnon

« Je n’ai jamais été motivée par l’argent », raconte-t-elle dans une entrevue d’une heure avec René Homier-Roy. « Je sais que ça peut être un moteur. Et puis une fois que tu es connue, après, tu n'as plus envie d’être connue : tu es déjà connue. Moi, c’est vraiment l’amour du travail [qui me motive]; j’aime travailler. »

Elle consacre d’ailleurs énormément d’efforts en ce moment pour faire fonctionner son nouveau modèle d’affaires, au sein duquel elle possède tous les droits de ses chansons (qu’elle produit elle-même).

Je crois que la diffusion en continu apporte de l’argent frais. Par contre, il faut reconnaître que l’argent tombe dans les paniers de ceux qui sont propriétaires des phonogrammes.

Diane Tell, autrice-compositrice-interprète et productrice

« C’est sûr que pour les auteurs-compositeurs, le modèle [de la diffusion en continu] est moins intéressant, précise-t-elle. Par contre, celui qui est producteur, [pour] lui, c’est plus avantageux, parce que la répartition des droits entre ayants droit favorise les propriétaires des [bandes maîtresses]. »

Diane Tell chante « Entre nous » à l'émission Vedettes en direct à Radio-Canada en 1979.

La chanteuse, qui a grandit entre Paris et Val-d’Or, rappelle ainsi que « les droits d’auteur étaient plus rémunérés dans le modèle physique ».

Diane Tell raconte qu’elle finance donc elle-même ses disques avec les revenus de ses concerts et de ses droits d’auteur. « C’est toute une machine qui fonctionne. »

Chargement en cours