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Stéphane Garneau
Audio fil du samedi 27 avril 2019

La sérénité de Cécilia Attias, ex-première dame de France

Publié le

Elle est assise et retard l'objectif.
Cécilia Attias   Photo : gracieuseté de Cécilia Attias

Même si elle se dit toujours très active, l'ancienne femme de Nicolas Sarkozy a pris beaucoup de distance de la vie publique française depuis qu'elle s'est installée à New York il y a 12 ans. À l'époque, Cécilia Attias venait tout juste de divorcer de son mari devenu président quelques mois plus tôt. « J'ai une vie calme, tranquille, je voyage énormément, explique l'ex-militante politique aujourd'hui philanthrope. Je suis passée dans la troisième et dernière partie de ma vie. »

« J’arrive à un âge où je ne regrette rien du tout », raconte Cécilia, qui s’est remariée en 2008 avec le publicitaire new-yorkais Richard Attias. « En revanche, je ferai peut-être plus attention de penser plus aux autres. »

Née d’un père biélorusse sans papier et d’une mère espagnole, Cécilia Attias porte en elle tous les problèmes qu’on rencontre aujourd’hui dans le monde. « Je suis la preuve vivante que, avec la tolérance et beaucoup de travail et d’effort, on peut s’intégrer et on peut créer une société multiculturelle sans problème », affirme-t-elle au micro de Stéphan Bureau.

Une femme marche devant des gens assis dans des fauteuils blancs.
Cécilia Attias, fondatrice de la Fondation Cécilia Attias pour les femmes, marche devant un parterre de dignitaires, dont son ex-mari et président français Nicolas Sarkozy, lors de la cérémonie d'ouverture du Forum Doha GOALS à Doha le 11 décembre 2012. Photo : Reuters/Fadi Al-Assaad

Sauver la vie de six personnes

L’une de ses plus grandes fiertés est sa participation à la négociation qui a mené à la libération de cinq infirmières bulgares et d’un médecin palestinien en juillet 2007 alors que Nicolas Sarkozy était au pouvoir. Elle s’est rendue à deux reprises à Tripoli pour négocier la libération des travailleurs de la santé retenus en prison depuis neuf ans. Elle a dû faire face non seulement à Mouammar Kadhafi, mais aussi à son gouvernement, à son premier ministre et aux Frères musulmans.

« Il a fallu faire appel à tout ce que j’avais en moi de persuasion et de volonté, raconte-t-elle. Je n’ai pas dormi une minute en 45 heures, je n’ai rien mangé en 45 heures, j’ai perdu trois kilos en 45 heures. »

Elle s’est sentie utile pour faire évoluer les choses dans la vie de ces personnes.

Pour la seule fois de mon existence, j’ai sauvé six vies. […] J’ai pu extraire six personnes à la mort.

Cécilia Attias, ex-militante politique et mécène

« Ma vie, j’essaie de la dédier aux autres, d’aider les autres, de tendre la main, et là j’ai pu le faire de façon concrète », raconte-t-elle.

Elle se souvient avoir fait appel à la magnanimité de Mouammar Kadhafi, qui voulait montrer au monde à l’époque son emprise sur toute l’Afrique. « Avec une femme, il était désarmé, explique-t-elle, parce qu’il ne pouvait pas agir de la même façon. »

Elle raconte aussi avoir dû combattre la rancune des gens sur place. Le personnel médical en question était en effet accusé d’avoir volontairement infecté plus de 400 enfants avec le sida dans l'hôpital où il exerçait. Cécilia Attias a même rencontré certains parents de ces enfants malades qui étaient prêts à se battre pour venger l’honneur de leur famille.

« En cherchant dans le Coran et en essayant de parler leur langage, j’ai pu leur faire comprendre que ce n’est pas comme ça qu’on doit faire », dit-elle.

Une foule devant un avion officiel de la République française.
Cécilia Attias (à droite), qui s'appelait alors Cécilia Sarkozy, marche avec un représentant bulgare et un représentant de l'Union européenne en compagnie des infirmière bulgares à Sofia le 24 juillet 2007. Photo : Reuters/Yulia Laz

Je ne pense pas qu’on se forge une carapace avec le temps, je pense qu’on devient de plus en plus fragile.

Cécilia Attias, ex-militante politique et mécène

En 2013, elle publie le livre Une envie de vérité pour se présenter au monde, loin de l'image hautaine et mesquine dépeinte dans certains médias. Elle se dit plutôt discrète et timide, « à l’opposé de toutes les descriptions dans la presse ».

« J’ai toujours aimé rester dans l’ombre, raconte Cécilia Attias. Je ne suis pas quelqu’un de la lumière, je doute trop de moi-même. Maintenant, à l’âge que j’ai, ces doutes, ça va mieux. J’ai soigné mon problème, mais, pendant des années, j’ai énormément douté. »

Aujourd’hui, elle profite de l’avantage de son expérience, selon elle. Elle dit avoir de nombreux projets, en plus de diriger une fondation pour les femmes dans les pays en développement, la Fondation Cécilia Attias pour les femmes.

« Je sais exactement ce que je veux et ce que je ne veux plus, et je m’attelle à faire ce que je veux et ce dont j’ai envie. J’ai la chance de pouvoir le faire et je le fais. »

Citation en blanc apposée sur une photo de Cécilia Attias.
Cécilia Attias   Photo : gracieuseté de Cécilia Attias

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