•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Philippe Brach : nourrir l’imaginaire

Les grands entretiens

Avec Stéphane Garneau

Du mardi au jeudi de 21 h à 22 h
(en rediffusion du mercredi au vendredi à 3 h)

Philippe Brach : nourrir l’imaginaire

Audio fil du lundi 15 avril 2019
L'auteur-compositeur-interprète Philippe Brach

L'auteur-compositeur-interprète Philippe Brach

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

Le chanteur Philippe Brach n'a jamais peur de déstabiliser son public. Au contraire, il veut le surprendre à chaque nouvelle création, laissant une grande place dans son œuvre à l'imagination. Pendant une heure, le Montréalais d'origine saguenéenne raconte son parcours et parle de sa démarche originale à René Homier-Roy.

« Je trouve extrêmement riche de ne pas [toujours] expliquer quelque chose », raconte l’auteur-compositeur-interprète dans cette longue entrevue.

Sur son dernier et troisième album, Le silence des troupeaux, le vingtenaire chante avec intelligence et sensibilité des pièces qui abordent les zones sombres de notre humanité : la peur de l’autre, la peur de l’engagement ou encore la peur d’être seul.

« On ne comble plus rien avec l’imaginaire », raconte le chanteur, qui a remporté de nombreux prix en début de carrière, dont celui du Festival en chanson de Petite-Vallée, des Francouvertes et de la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN).

Il tient dans ses mains 2 Félix.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Philippe Brach

Photo : Radio-Canada / Amélie Grenier

« Je me suis rendu compte que les gens étaient capables d’en prendre beaucoup plus que l’on pensait ou qu’on voulait leur en donner », explique-t-il. Sur son dernier disque, il a, par exemple, proposé une pièce instrumentale de trois minutes, un seul crescendo angoissant.

Ses deux derniers albums sont aussi conçus pour être entiers, selon lui, pour être écouté du début à la fin.

« C’était le but de [faire des] pièces qui ne pouvaient pas simplement s’écouter à usage unique », dit-il aujourd’hui. Selon lui, il y a une espèce de « côté complet » à faire des albums, plutôt que de s’en tenir à des simples pour la radio ou des services d’écoute en continu.

Je sais toujours où je m’en vais, je sais juste très rarement comment je vais m’y rendre.

Philippe Brach, chanteur
Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Ariane Moffatt et Philippe Brach assis l'un à côté de l'autre sur scène devant un claviériste; ils chantent.

Philippe Brach et Ariane Moffatt chantent Tu voulais des enfants

Photo : Radio-Canada / Mathieu Lavoie

La scène déjantée

Pour le chanteur, la musique est une grande mise en scène qu’il parsème d’espaces de liberté pour laisser place à l’improvisation, en particulier en spectacle.

« Il y a toujours une touche très bancale dans ce que je fais, admet-il. Il faut que ça se rapproche un peu de la vie en général. Les incongruités font partie de ça. » Ces petites imperfections sont d'ailleurs ce qui rend son œuvre plus vivante, selon lui.

« J’ai quand même une passion pour le jeu et pour faire et dire des niaiseries », raconte-t-il en riant. Cette bête de scène rappelle que ses 15 ans d’improvisation théâtrale resteront toujours une grande influence dans ses spectacles et son art en général.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Philippe Brach - Pakistan

Le voyage, première source d'inspiration

Lorsque Philippe Brach veut brasser ses idées et retrouver l'inspiration, « c’est en voyage que ça se passe », explique-t-il, en particulier dans les petits villages en milieu rural, à l’extérieur des grands centres.

Je ne consomme pas beaucoup d’art dans la vie, je ne lis pas, je ne vais pas au théâtre, je n’écoute pas de musique. Mis à part le cinéma que je délaisse tranquillement, ma source d’inspiration, c’est les gens que je rencontre.

Philippe Brach, auteur, compositeur et interprète

« Ce sont des livres qui ne sortiront jamais, ce sont des auteurs qui n’ont pas l’ego en eux », explique-t-il à propos des gens qu’il croise sur la route de ses périples. Il s’est, par exemple, découvert un amour pour le Japon lors d’un récent voyage.

En plus de ses trois disques, Philippe Brach a également produit deux albums à colorier pour adultes, en collaboration avec l’illustrateur espagnol Carlos Romanos.

« C’est rarement dans une seule direction, ce que je fais, dit-il en rigolant. Il faut toujours que je reste en mouvement, c’est très important. »

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi