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Marie-Ève Dicaire, la fonceuse

Les grands entretiens

Avec Stéphane Garneau

Du mardi au jeudi de 21 h à 22 h
(en rediffusion du mercredi au vendredi à 3 h)

Marie-Ève Dicaire, la fonceuse

Audio fil du samedi 30 mars 2019
Elle sourit au micro.

La pugiliste Marie-Ève Dicaire

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

Dans le sport comme dans la vie, Marie-Ève Dicaire veut constamment repousser ses limites. Chaque matin, dès qu'elle ouvre les yeux, tout ce qu'elle entreprend, elle le fait « au maximum ». « Je suis une éternelle positive », raconte à Stéphan Bureau la première Québécoise championne du monde d'une ligue internationale de boxe.

« À la maison, quand je fais quelque chose, il faut que ce soit fait à la perfection, dit-elle en riant. Si je lave le comptoir de cuisine, il ne faut pas qu’il y ait une trace de doigt. »

Je ne peux pas croire que cela a attendu 2018 pour en arriver là.

Marie-Ève Dicaire au sujet de sa victoire historique pour la boxe féminine au Québec

Du karaté à la boxe

À 6 ans, Marie-Ève Dicaire commence le karaté. Elle grimpe tous les échelons de ce sport et remporte son premier championnat du monde à 18 ans. L’année suivante, elle fonde une école de karaté, qu’elle vend cinq ans plus tard.

La boxeuse est dans un ring et tient une grande ceinture ornementée d'écussons et de dorures.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ceinture de Marie-Eve Dicaire lors de sa victoire contre Chris Namus, de l'Uruguay, par décision unanime le 1er décembre 2018 à Québec, la consacrant championne du monde de l'IBF.

Photo : Associated Press / Jacques Boissinot

Le karaté a été un art de vivre pour moi, explique-t-elle. C’est dans le karaté que j’ai appris toutes les valeurs de discipline et d’éthique. Je pense que c’est là où j’ai appris vraiment la rigueur à l’entraînement, le dépassement.

Marie-Ève Dicaire, championne du monde de l’International Boxing Federation (IBF) dans la catégorie féminine des poids super-mi-moyens

Elle rêve pourtant des Olympiques depuis qu’elle est toute petite, mais le karaté en est toujours exclu. Après cinq titres de championne du monde dans cette discipline, à 24 ans, elle tente brièvement le kickboxing, avant de développer une nouvelle passion pour la boxe.

Malheureusement, elle subit une commotion cérébrale dont elle prendra plus d’un an à se remettre. Son rêve pour les Jeux olympiques de Rio de 2016 s’effondre. Impatiente, elle refuse d’attendre quatre ans chez les amateurs pour les prochains JO et elle entre dans le circuit de la boxe professionnelle.

« Je suis la personne que je suis grâce au sport, raconte-t-elle. C’est ce qui m’a permis de canaliser mon énergie. »

Maintenant appuyée par le plus gros promoteur de boxe au Québec, elle vise d’autres championnats du monde dans sa catégorie, les super-mi-moyens, sous les 155 livres.

Tout au long de sa jeunesse, le sport lui a permis de dépenser un surplus d'énergie, selon elle, ce qui lui permettait de mieux se concentrer en classe.

Marie-Ève Dicaire derrière un micro lève la main alors qu'elle parle.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La boxeuse Marie-Ève Dicaire.

Photo : Radio-Canada / Étienne Côté-Paluck

Ne pas connaître la défaite

Elle se décrit comme une mauvaise perdante de nature. C’est d’ailleurs un trait de caractère qu’elle a tenté d’améliorer avec son entraîneur mental, l’un des nombreux spécialistes qui l’accompagnent aujourd’hui dans sa carrière. « Je veux que tu te pratiques à perdre », lui aurait-il même déjà dit.

Comme je suis très technique, très analytique, quand c’est le côté émotif qui entre en ligne de compte, je ne prends pas les bonnes décisions, je ne boxe pas de la bonne façon.

Marie-Ève Dicaire, championne du monde de boxe des super-mi-moyens féminins de la IBF

Certains adversaires ont déjà tenté de jouer avec son orgueil pour la déstabiliser, selon elle. Aujourd’hui, tout ça est loin derrière. Elle cherche plutôt à parfaire de nouvelles approches pour surprendre ses adversaires puisque, comme elle est la nouvelle championne en titre, celles-ci vont maintenant analyser toutes ses forces et ses faiblesses.

Marie-Ève Dicaire en route pour un combat d’unification

« Toute ma vie en boxe professionnelle, j’ai pourchassé une championne, explique-t-elle. Et là, je me retrouve de l’autre côté, je suis celle qui est pourchassée. »

En 14 combats chez les professionnels, elle n’a toujours pas connu la défaite. Sera-t-elle prête à l’accepter un jour lorsqu’elle viendra se présenter inévitablement?

« Jamais, répond-elle avec assurance. Je suis concentrée sur ce que je veux qui arrive. »

La boxeuse donne un coup au visage de son adversaire dans un ring.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marie-Eve Dicaire qui assène un coup à son adversaire Chris Namus au Centre Vidéotron en décembre 2018.

Photo : Associated Press / Jacques Boissinot

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