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Stéphane Garneau
Audio fil du samedi 23 mars 2019

Annie Pelletier : la médaille olympique qui a tout changé

Publié le

Annie Pelletier
Annie Pelletier   Photo : Radio-Canada

« Lorsque j'étais toute petite, je faisais des dessins où j'étais sur le podium », raconte l'ex-athlète olympique Annie Pelletier, médaillée de bronze à l'épreuve du plongeon de 3 m à Atlanta. L'analyste sportive revient sur sa carrière d'athlète de haut niveau et sa vie depuis son podium olympique en 1996, au micro de Stéphan Bureau.

Très jeune, Anne Pelletier rêve de devenir gymnaste, comme la Roumaine Nadia Comaneci, victorieuse et adulée du public lors des Jeux olympiques de Montréal en 1976.

Je pense que, dans ma tête d’enfant, j'en ai conclu que, quand tu gagnes, tu fais plaisir [aux autres].

Annie Pelletier, ex-plongeuse olympique et analyste sportive
Trois femmes en survêtement avec une médaille au cou posent pour les photographes devant une piscine olympique.
Les trois récipiendaires d'une médaille à l'épreuve du plongeon de 3 mètres des Jeux olympiques d'Atlanta le 31 juillet 1996, la Chinoise Fu Mingxia (or), la Russe Irina Lashko (argent) et Annie Pelletier (bronze). Photo : Associated Press/Amy Sancetta

Le rêve de devenir gymnaste prend fin quand Annie a 13 ans, lorsque son père et « second entraîneur » remarque qu’elle commence à se renfermer en elle-même. Ses parents jugent alors que son encadrement et son entraînement commencent à avoir un effet négatif sur sa personnalité.

« À un moment donné, j’ai dû ajuster mon destin », dit-elle aujourd’hui.

Plutôt que d’arrêter complètement le sport, elle change de discipline et se tourne vers le plongeon. Elle est alors à un âge plutôt avancé pour entamer cette discipline lorsqu’on veut atteindre les plus hauts niveaux de compétition, mais son expérience en gymnastique lui permet d’en gravir rapidement les échelons.

« La gymnastique m’a donné une telle base, que j’ai réussi à progresser très rapidement et à rattraper toutes les autres plongeuses de mon âge », raconte Annie Pelletier.

Elle se tient à côté d'un homme aux cheveux gris
Annie Pelletier et son père Guy   Photo : Annie Pelletier

En 1994, elle réussit à convaincre un entraîneur de haut niveau de sortir de sa retraite. Donald Dion, qui avait entraîné la médaillée d’or de 1984 Sylvie Bernier, la mène ainsi au sommet de son sport. Alors qu’elle est la dernière de la liste à passer au second tour du tremplin de 3 m durant les Jeux olympiques d’Atlanta, elle remonte la pente graduellement pour finalement terminer troisième lors de la grande finale.

« C’était la plus belle remontée que j’avais faite dans ma carrière, explique-t-elle aujourd’hui. C’était une médaille de bronze aux reflets un peu dorés, pour moi. J’étais satisfaite, j’étais fière, j’étais soulagée pour tout le monde qui avait investi et j’étais prête à passer à autre chose. »

Céline Dion et It’s All Coming Back to Me Now

Annie Pelletier est émue en réécoutant cette chanson de la diva québécoise qui l'accompagnait lors de son entraînement ou lors de compétitions sportives.

[Cette chanson représente] tous ces matins où je n’ai pas voulu me réveiller, où j’avais de la difficulté à me réveiller et que je pensais aux Chinoises et aux Russes qui allaient se lever pour aller s’entraîner. Ce sont toutes les fois où mon père ou ma mère sont venus me reconduire.

Annie Pelletier, ex-plongeuse olympique et analyste sportive

Une deuxième carrière en communication

Après être montée sur le podium en 1996, Annie Pelletier devient la coqueluche de tout un pays. Elle se fait proposer plusieurs projets, elle accepte de piloter sa propre émission de télévision. La réception est plutôt bonne auprès du grand public, mais la critique est parfois très dure envers la jeune vedette qui fait ses débuts à la télévision à une heure de grande écoute.

« Je pense que c’est la télévision qui est un sport dangereux quand tu y arrives plus ou moins préparé », raconte-t-elle au sujet cette expérience. « Il faut avoir une carapace parce que c’est un métier public. [À l’inverse], quand tu remportes une médaille olympique, tu fais l’unanimité. »

Annie Pelletier et René Pothier aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008
Annie Pelletier et René Pothier aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008   Photo : Annie Pelletier

Son travail d’analyste à Radio-Canada durant les Jeux olympiques de 2000 en Australie la réconcilie avec les médias. Elle a d’ailleurs repris ce rôle pour les Jeux olympiques d’été qui ont suivi depuis.

« J’ai regagné en crédibilité, et la notoriété a été très positive, explique-t-elle. Ça m’a réconciliée avec le monde des communications. »

Entrevue avec Nadia Comaneci et Annie Pelletier

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