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Stéphane Garneau
Audio fil du jeudi 28 février 2019

Serge Fiori, dépassé par l'amour du public

Publié le

Le musicien Serge Fiori.
Le musicien Serge Fiori   Photo : Radio-Canada

À l'aube de la première d'un spectacle du Cirque Éloize consacré à son œuvre, Serge Fiori n'en revient pas, de l'amour que lui porte le public. « Ça me déchire, ça me donne un grand bonheur, une grande tristesse. Je ne comprends pas ce qui m'arrive », raconte le chanteur au micro de Monique Giroux.

« On travaille sur le show, on revit ma vie. Je suis chanceux, c’est comme trop », dit celui qui a travaillé sur la musique de Serge Fiori : seul ensemble avec Louis-Jean Cormier et Alex McMahon. En tout, 20 acrobates et danseurs donneront vie au spectacle.

L’ancien membre d’Harmonium carbure à l’amour du public. « Ça doit partir de mon état de fils unique, d’un manque d’amour. […] De tellement aimer le monde, de tellement lui donner d’amour que j’en suis fatiguant », explique-t-il .

Je suis le gars le plus chanceux au monde. […] Je me promène dans la rue, dans les restos, et les gens viennent me conter ce qu’ils ont fait autour de ma musique, ce que ça leur a fait.

Serge Fiori, auteur-compositeur-interprète

Une enfance marquée par l'isolement

Le titre du spectacle, « Seul ensemble », n’est pas anodin. Le musicien a vécu beaucoup d’isolement pendant son enfance. « Ma mère allait travailler dans son salon de coiffure, mon père partait pour vendre de la bière et jouer de la musique. J’étais laissé à moi-même », raconte-t-il.

Il a compris qu’il n’y avait pas de limites à réaliser ses rêves quand il a rencontré Maurice Richard. Son père avait cogné à sa porte à l’improviste, ce qui a donné lieu à une partie de hockey sur la patinoire du Rocket et des billets derrière son banc, au Forum. « T’en sors, et tes rêves sont possibles, c’est tout », lâche-t-il.

Serge Fiori rêvait de devenir joueur de hockey, mais il a troqué le bâton pour une guitare après avoir reçu un bâton entre les deux yeux. Avec le recul, il réalise que la musique est encore plus dangereuse parce que « c’est la vérité, c’est te mettre à nu pour communiquer ».

La musique d’une époque

« Harmonium, c’était le bonhomme sur l’affiche », dit-il à propos du nom de son groupe phare, formé dans les années 70 avec Louis Valois et Michel Normandeau. « Le nom vient du monde, c’est eux autres qui nous ont appelés de même. »

Le groupe a connu un succès incommensurable, notamment avec son 3e album, L’heptade, paru le 15 octobre 1976, jour de l’élection du Parti québécois de René Lévesque. Pour Serge Fiori, le groupe était en phase avec son époque, ce qui explique son succès.

On était des éponges de ce qu’on sentait autour. […] Je ne pouvais pas tricher.

Serge Fiori

Reviendra-t-il sur scène? Il ne le sait pas. Mais chaque matin, il se réveille « foncièrement heureux ».

« Mon rêve, je le vis en ce moment. Je surfe sur quelque chose d’absolument magique, amicalement et musicalement. Je ne sais pas où ça va m’amener », conclut-il.

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