•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le développement et l’avenir de l’intelligence artificielle

Les grandes idées du 20e siècle

Avec Normand Baillargeon

Du lundi 28 au jeudi 31 octobre de 21 h à 22 h
(en rediffusion du 29 octobre au 1er novembre à 3 h)

Le développement et l’avenir de l’intelligence artificielle

Un doigt humain touche celui d'un robot à travers un écran rempli d'informations numériques.

L'intelligence artificielle

Photo : iStock

Mécaniser la pensée, percer le mystère de la conscience, inventer des machines capables de réaliser des prouesses inimaginables..­. Dans les années 1960, l'idée qu'une machine imite l'intelligence et l'esprit analytique de l'humain a mené à la création du terme « intelligence artificielle » (IA). Aujourd'hui, l'IA fait partie de nos vies. Comment faut-il aborder l'avenir de son développement? Normand Baillargeon approfondit cette question avec Simon Lacoste-Julien, professeur d'informatique à l'Université de Montréal, Marie-Jean Meurs, professeure d'informatique à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Matthieu Dugal, journaliste spécialisé en technologie et animateur à ICI Première, et Marc-Antoine Dilhac, professeur adjoint de philosophie à l'Université de Montréal.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, Normand Baillargeon retrace l’histoire de l’IA avec Matthieu Dugal. « Presque tout ce qu’on connaît aujourd’hui est né dans la Grèce antique, et l’intelligence artificielle en fait partie », affirme le journaliste spécialisé en technologie. En effet, près de 400 ans avant J.-C., le philosophe et mathématicien Archytas de Tarente a réalisé le premier automate, une colombe en bois.

Les inventions ont continué à voir le jour. Au 1er siècle, Héron d’Alexandrie a imaginé un théâtre d’entités artificielles mues par des poids et des contrepoids. Vers 1642, Blaise Pascal a pour sa part inventé la pascaline, la première machine à calculer. Puis, en 1675, Gottfried Leibniz a inventé le calcul binaire, et en 1834, Charles Babbage a énoncé le principe d’un ordinateur; Ada Lovelace, qui collaborait avec lui, a été la première à formaliser la notion d’algorithme.

L’importance d’Alan Turing

Dès les années 1930, le Britannique Alan Turing a formalisé mathématiquement les algorithmes. Durant la Seconde Guerre mondiale, il a décodé les messages cryptés des nazis; ce fait d’armes a permis aux Britanniques d’écourter la guerre. En 1950, Alan Turing a publié dans la revue Mind l’article « Computing machinery and intelligence », dans lequel il posait la question suivante : « Can machines think? » L’ordinateur actuel est une incarnation d’une de ses machines.

Photo en noir et blanc d'un homme qui travaille, accroupi, sur un ordinateur des années 1950.

En 1950, un ingénieur travaille sur l'ordinateur Pilot Model ACE, développé par Alan Turing.

Photo : Getty Images / Jimmy Sime

John McCarthy a formé l’expression « intelligence artificielle » en 1956, lors d’une conférence à l’Université Dartmouth, au New Hampshire. Des chercheurs pensaient reproduire le fonctionnement du cerveau humain dans des machines.

Depuis les 10 dernières années, l’apprentissage profond des systèmes informatiques a fait des bonds de géant. Les vastes bases de données et les capacités de calcul moderne permettent de régler la reconnaissance vocale et d’objets. L’importance de Montréal dans cet univers est centrale, car l’apprentissage profond a été développé en grande partie à l’Université de Montréal par le groupe du chercheur Yoshua Bengio.

Un homme sourit en regardant la caméra, les bras croisés.

Le spécialiste en intelligence artificielle Yoshua Bengio

Photo : La Presse canadienne / Amelie Philibert

L’IA déjà présente

Simon Lacoste-Julien raconte que l’IA a réussi à diminuer le taux de fausses alertes des malades au Département de soins neurologiques à l’Hôpital de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF). Il était de 95 % et un modèle assez simple d’IA l’a réduit à moins de 1 %.

Les agents conversationnels sont utilisés en éducation, rappelle Marc-Antoine Dilhac, surtout pour joindre des élèves en zones rurales. Des applications d’apprentissage des langues en milieu scolaire s’adaptent au parcours de l’élève et arrivent ensuite à s’ajuster à son rythme.

Des craintes

Par contre, des voix s’élèvent devant les énormes capacités de l’IA. Déjà en 1950, Norbert Wiener, le fondateur de la cybernétique, craignait la montée « d’un dangereux fascisme reposant sur des machines à gouverner ».

Marie-Jean Meurs estime que nous accordons trop de place aux informaticiens dans les discussions éthiques et les influences sociales de l’IA. « Il y a plusieurs manières de réguler l’IA : par des lois, par des règlementations, par des standards et par des incitatifs », affirme-t-elle.

Un homme marche dans une foule avec une arme cachée à la taille.

Le système Hexwave utilise des scanners et l'intelligence artificielle pour déceler les armes à feu.

Photo : Liberty Defense

Enfin, Marc-Antoine Dilhac rappelle que les gouvernements doivent être sensibilisés à ces nouvelles technologies.

Référence

Wiki, gif et lsd : l'encyclopédie anecdotique du web, Matthieu Dugal et Fabien Loszach, Cardinal, 2019

Les tribunes de Radio-Canada.ca font peau neuve

Les tribunes de Radio-Canada.ca sont actuellement fermées pour permettre de grandes rénovations destinées à rendre votre expérience encore plus agréable.

Quelques points à retenir:

  • Vos nom d'usager et mot de passe demeurent inchangés
  • Les commentaires publiés ces derniers mois seront transférés graduellement
  • La modération des commentaires se fera selon les mêmes règles.
Nous croyons que ce changement rendra votre expérience sur Radio-Canada.ca encore plus intéressante et interactive.

À plus tard!

L'équipe de Radio-Canada.ca