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L’écologie et le mouvement environnemental pour sauver la planète

Les grandes idées du 20e siècle

Avec Normand Baillargeon

Du lundi 28 au jeudi 31 octobre de 21 h à 22 h
(en rediffusion du 29 octobre au 1er novembre à 3 h)

L’écologie et le mouvement environnemental pour sauver la planète

Le smog domine une ville au coucher du soleil. En contre-jour se trouve un homme en avant-plan.

Le Caire en Égypte sous le smog

Photo : Getty Images / MARWAN NAAMANI

Depuis plusieurs années, les changements climatiques et les enjeux liés à l'environnement font l'objet de multiples manchettes. Ces thèmes ont pris forme après la Seconde Guerre mondiale, lorsque l'humain a commencé à se préoccuper de sa survie sur la terre. Depuis, de grandes conférences, des traités internationaux et des marches pour le climat ont eu lieu afin de le protéger et de conscientiser les citoyens. Est-ce qu'il y a de l'espoir pour la vie humaine sur terre? L'animateur Normand Baillargeon et ses invités Jean Lemire, Aurélie Lanctôt et Stéphane Castonguay tentent de répondre à cette question.

Une lointaine prise de conscience écologique

C’est en 1866 que le biologiste allemand Ernst Haeckel a défini le concept scientifique d’écologie. « L’écologie est une discipline scientifique d’abord et avant tout, avant d’être reprise par les mouvements citoyens », rappelle Stéphane Castonguay, professeur d’histoire spécialisé en environnement à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Cependant, Jean Lemire précise que le réel réveil a lieu en 1962 avec la parution du livre Printemps silencieux de Rachel Carson.

Photo en noir et blanc d'une femme qui sourit en regardant la caméra.

Rachel Carson

Photo : Domaine public

Après la Seconde Guerre mondiale, les livres La faim du monde, de William Vogt, et La planète au pillage, de Fairfield Osborn, se font remarquer. Le terme « environnement » commence à être utilisé. Des luttes pour la protection des réserves naturelles se mettent en place.

Cette prise de conscience citoyenne se poursuit durant les années 1970, et la mobilisation s’accroît dans les années 1980. En 1987, le rapport Brundtland, du nom de la première ministre norvégienne, précise les enjeux environnementaux et définit le développement durable. Les premiers ministères de l’Environnement apparaissent. Des générations commencent à développer une conscience environnementale. Ainsi, les enfants nés au cours des années 1990 ont naturellement cette conscience écologique, comme l'explique Aurélie Lanctôt, rédactrice en chef de la revue Liberté, chroniqueuse au Devoir et candidate à la maîtrise en droit.

Cependant, l’action politique a-t-elle suivi les mobilisations internationales? Le biologiste et explorateur Jean Lemire se souvient quand l’Accord de Paris sur le climat a été entériné : « Tout d’un coup, l’avenir était fait d’espoir », rappelle-t-il, tout en précisant que, depuis, l’avancée est plus lente qu'on l'espérait. L’inaction des forces politiques a constitué un obstacle majeur aux mesures écologiques, mais le biologiste est persuadé que les prochaines générations changeront cette situation.

Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, Laurent Fabius, président de la conférence de Paris, et François Hollande, président de la République française, lèvent leurs bars dans les airs en se tenant par les mains.

Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, Laurent Fabius, président de la conférence de Paris, et François Hollande, président de la République française, célèbrent la conclusion d'un accord sur le climat.

Photo : La Presse canadienne / François Mori

Dénialisme et climatoscepticisme

Certains scientifiques sont peut-être responsables de la propagation actuelle du dénialisme, soit le fait de nier la réalité, et du climatoscepticisme, qui est de nier les changements climatiques.

« Il faut s’interroger sur le catastrophisme au sein du discours écologique », dit Stéphane Castonguay. Ces dénis sont aussi forts à cause des catastrophes qui ne se sont pas avérées.

Malgré tout, Jean Lemire convaincrait facilement une personne climatosceptique. « Ce que j’ai vu n’existe plus », dit-il au sujet des paysages du Grand Nord.

En 2002, on a réussi le passage du Nord-Ouest [avec le Sedna IV], et il est devenu le septième navire de l’histoire à le réussir, dans une lutte vraiment incroyable contre la glace. On y est retournés en 2015, 13 ans après, et là, on utilise des drones pour qu’on puisse voir très loin : il n’y a pas un morceau de glace autour de nous.

Jean Lemire, biologiste et explorateur
Les eaux de la baie près de Nanisivik.

Avec le réchauffement climatique, les eaux du passage du Nord-Ouest deviennent de plus en plus navigable en été.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Pour Aurélie Lanctôt, l’être humain doit se réhabituer à la frugalité, aux limites des ressources. Bien sûr, des changements politiques sont nécessaires, mais la contribution individuelle est tout de même importante.

Quant à Jean Lemire, il croit que « les victoires en environnement sont possibles lorsqu’il y a mobilisation », et que « l’espoir véritable est vraiment dans la jeunesse et dans l’éducation ».

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