•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Lysanne O’Bomsawin, la chef qui fait revivre les traditions culinaires autochtones

Les Fêtes et rien d'autre

Avec Philippe Fehmiu

Lysanne O’Bomsawin, la chef qui fait revivre les traditions culinaires autochtones

Gros plan d'une femme assise sur un bac.

La cheffe cuisinière abénaquise Lysanne O'Bomsawin

Photo : Radio-Canada / L'épicerie

Depuis plus de 10 ans, dans la communauté abénaquise d'Odanak, en Mauricie, la chef cuisinière Lysanne O'Bomsawin perpétue les traditions culinaires de son peuple. La tâche n'est pas mince, même pour une femme qui baigne depuis sa plus tendre enfance dans la culture abénaquise.

Deux éléments composent principalement l’assiette abénaquise typique : les fruits et la viande (fumée, de préférence). Ce n’est pas très végane, affirme Lysanne O’Bomsawin.

Si vous allez à Odanak par un beau jour d’été, il y a fort à parier que l’on vous proposera de manger de l’esturgeon fumé.

Même si les mets confectionnés par Lysanne O’Bomsawin puisent leurs origines dans les traditions abénaquises, elle précise qu’ils sont tous au goût du jour. J’aime bien dire que nous sommes au présent, indique la chef. On va arrêter de rester dans le passé.

Donner une nouvelle vie à la cuisine du passé est un immense défi puisqu’il n’existe à peu près pas de traces écrites de ces traditions orales. Lysanne O’Bomsawin doit donc se fier à la mémoire des aînés d’Odanak. Je regarde, j’observe, puis je le refais, explique-t-elle.

C’est d’ailleurs eux qui lui ont donné la piqûre de la cuisine traditionnelle. J’ai été élevée comme une fille du village et je me tenais beaucoup avec les personnes âgées, raconte la chef.

On lui demande souvent de mettre par écrit les informations qu’elle a recueillies depuis toutes ces années. Le projet de rédiger un ouvrage sur la gastronomie autochtone lui trotte dans la tête depuis un certain temps, mais elle ne se sent pas encore prête pour s’y plonger : Je procrastine un peu avant de le faire parce que je veux être sûre de mon affaire. Je trouve qu’il me manque encore un peu d’expérience pour être capable de l’écrire.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi