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La carboneutralité de GNL Québec, une question de calcul

Les faits d'abord

Avec Alain Gravel

Le samedi de midi à 13 h
(en rediffusion le dimanche à 3 h)

La carboneutralité de GNL Québec, une question de calcul

Audio fil du samedi 19 octobre 2019
Deux bateaux voguent dans le Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent.

Vue du fjord du Saguenay, près duquel serait construit le projet d'usine de transformation de gaz naturel GNL Québec

Photo : Radio-Canada / Alexandre Shields

Pour la partie favorable au projet de construction d'une usine au Saguenay qui pourra liquéfier du gaz naturel et l'expédier par bateau, les craintes quant à l'émission annuelle de huit tonnes de gaz à effet de serre sont non fondées. Selon cette vision, le gaz de l'Ouest canadien sera extrait quoi qu'on fasse, et le Québec doit en profiter. Les opposants, eux, en ont contre le recours au gaz naturel non conventionnel, plus sale, et jugent que le projet contribuera à l'expansion de la production de gaz naturel. Deux spécialistes débattent avec Alain Gravel de la juste manière de calculer l'empreinte du projet de 14 milliards de dollars.

Nos invités sont Carl Laberge, président de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord et directeur général de l’Administration portuaire du Saguenay, et Éric Pineault, économiste, sociologue et professeur.

Une occasion à saisir

« Dans l’Ouest canadien, actuellement, il y a quelque chose comme 13 ou 14 projets [...] pour extraire ce même gaz, souligne Carl Laberge. Qu’on fasse ce projet-là ou pas n’aura pas d’influence sur l’extraction de ce gaz-là. La seule chose qui va se passer, c’est que nous, ici, au Québec et au Saguenay–Lac-Saint-Jean, on n’aura pas de développement économique, et tout le reste de la planète va continuer à tourner. »

Un pari trop risqué

« Dès qu’on additionne la capacité de transformation et le transport, eh bien, on permet l’expansion de la production [du gaz naturel], affirme Éric Pineault. Un promoteur fait valoir un projet carboneutre, un projet qui, en théorie, va réduire la quantité de gaz à effet de serre mondialement – ce n’est pas vrai, on le sait tous que ce n’est pas vrai. […] Je regarde ce projet-là à la lueur de la transformation du secteur énergétique mondial : en ce moment, en Europe, le gaz naturel concurrence les énergies renouvelables. Qui va gagner cette course-là? On parie gros sur quelque chose de très incertain.

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