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Alain Gravel anime l'émission de radio Les faits d'abord à ICI Première.
Audio fil du samedi 31 août 2019

Pénurie d’enseignants francophones : les provinces forcées de se faire concurrence

Publié le

Des élèves lèvent la main dans une classe.
La pénurie d'enseignants se fait sentir dans tout le Canada francophone.   Photo : iStock

« Nous n'avons pas le choix, l'augmentation extrêmement rapide de notre clientèle nous force à ça. » Au moment où la pénurie d'enseignants touche l'ensemble du Canada francophone, une commission scolaire québécoise affirme être allée recruter des candidats en Ontario. La Saskatchewan, l'Alberta et l'Ontario vont recruter au Nouveau-Brunswick, et l'Ontario puise à même le Québec, en plus de l'étranger. Trois représentants du monde de l'enseignement expliquent à Alain Gravel que cette pénurie touche aussi le personnel de soutien, et s'ajoute à l'insuffisance de locaux.

Nos invités sont Miville Boudreault, président de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, Simon Fecteau, directeur de l’éducation du Conseil scolaire public du Nord-Est de l’Ontario, et Dany Émond, enseignant à l’École Abbey-Landry de Memramcook, au Nouveau-Brunswick.

Nous sommes forcés de nous concurrencer pour la main-d’œuvre, et ça, c’est vraiment quelque chose qui est néfaste pour tout le monde de l’éducation.

Miville Boudreault, président de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île

La Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île a envoyé une mission à Sudbury, en Ontario, pour recruter des enseignants. « Nous sommes allés là où il y a des gens qui seraient intéressés à venir enseigner au Québec », affirme Miville Boudreault.

D’est en ouest

« Je sais que plusieurs de mes collègues ou finissants en éducation de l’Université de Moncton sont recrutés par d’autres provinces, comme la Saskatchewan, l’Alberta, probablement l’Ontario aussi », souligne Dany Émond.

Profitable voisinage

Au Conseil scolaire public du Nord-Est de l’Ontario, on s’est rendu à Montréal à la recherche d’employés de soutien. « Je sais qu’on a plusieurs conseils scolaires francophones qui recrutent même à l’étranger, souligne Simon Fecteau. On reçoit quand même pas mal de gens du Québec, étant donné qu’on a des conseils scolaires sur la frontière. Ça arrive assez souvent que des gens décident de faire une demande en Ontario, du côté du Québec, et le contraire est aussi vrai, je pense. »

Les deux solitudes en compétition

En Ontario et au Nouveau-Brunswick, la concurrence se fait également entre francophones et anglophones, notamment du côté des programmes d’immersion française. « Ça vient chercher beaucoup de nos finissants en éducation, indique Dany Émond. La pénurie se vit du conducteur d’autobus à l’assistante en éducation, [en passant par] les enseignants. »

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