•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Revoir l’accompagnement juridique des victimes d’agressions sexuelles

Les faits d'abord

Avec Alain Gravel

Le samedi de midi à 13 h
(en rediffusion le dimanche à 3 h)

Revoir l’accompagnement juridique des victimes d’agressions sexuelles

Des manifestantes regroupées devant le palais de justice de Montréal.

Le collectif Wake up calice a organisé une manifestation vendredi matin pour soutenir les présumées victimes de Gilbert Rozon et demander des reformes judiciaires.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Cette semaine, le député péquiste Harold Lebel a été arrêté pour agression sexuelle envers une de ses collègues, et Gilbert Rozon et Éric Salvail ont été acquittés d'accusations d'agressions sexuelles. Ces événements alimentent la réflexion du comité d'experts sur l'accompagnement des victimes d'agressions sexuelles et de violence conjugale. Le rapport de ce comité a été déposé mardi par la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, accompagnée dans une démarche transpartisane de la députée péquiste Véronique Hivon, de la députée de Québec solidaire Christine Labrie et de la députée libérale Isabelle Melançon.

Isabelle Charest se réfère au témoignage de la plaignante Annick Charette, dans le procès pour viol et attentat à la pudeur, qui demande un accompagnement supplémentaire pour la poursuite. « Son témoignage m’a beaucoup touchée et m’a beaucoup marquée », dit la ministre. « On avait l’impression que le procès s’est fait sur le témoignage d’Annick Charette », affirme quant à elle Véronique Hivon.

« On savait déjà que ce lien de confiance était très fragile et brisé pour les victimes », poursuit Christine Labrie. Cependant, la députée rappelle que des cours imposent quand même des condamnations et que les mentalités évoluent. Selon elle, les victimes reçoivent un appui massif de la population, ce qui était loin d’être le cas auparavant.

Le rapport recommande une meilleure formation pour les policiers, pour les enquêteurs et pour les procureurs, ainsi que la mise en place d’un tribunal spécialisé, rappelle Isabelle Melançon. « Cette semaine a été difficile pour toutes les victimes au Québec, et c’est pour ça qu’on est là pour leur dire de continuer à dénoncer », affirme-t-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi