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Des tensions parfois palpables entre gouvernements provinciaux et directions de santé publique

Les faits d'abord

Avec Alain Gravel

Le samedi de midi à 13 h
(en rediffusion le dimanche à 3 h)

Des tensions parfois palpables entre gouvernements provinciaux et directions de santé publique

Le premier ministre François Legault en point de presse en compagnie du ministre de la Santé, Christian Dubé, et du directeur national de santé publique, Horacio Arruda

Le premier ministre François Legault en point de presse en compagnie du ministre de la Santé, Christian Dubé, et du directeur national de santé publique, Horacio Arruda

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

La pandémie a mis sur le devant de la scène de nouvelles figures jusqu'alors inconnues : les directrices et les directeurs de santé publique. Quels sont les rapports de force entre les politiciens élus et les directions de santé publique nommées, dont les relations paraissaient tendues cette semaine? L'ancien ministre Rémy Trudel croit que la présence des directrices et directeurs de santé publique comble « le déficit de crédibilité de la gouvernance politique ».

« La loi de la santé publique est très claire, elle donne trois rôles : conseiller, protéger et intervenir et attention. Cette loi-là donne des pouvoirs extraordinaires, […] et d’intervenir au-delà du gouvernement », poursuit le professeur invité à l’École nationale d’administration publique (ENAP), qui est à l’origine de la Loi sur la santé publique du Québec, adoptée en juin 2001.

André Marin, ancien ombudsman de l'Ontario, précise que deux écoles de pensée ont cours dans ce rapport de force. La première propose que la santé publique prenne les devants en cas de crise; la seconde soutient que, puisqu'ils sont les élus du peuple, les politiciens sont redevables aux contribuables. André Marin suggère plutôt de rendre publics les conseils des experts de la santé publique sans expurger leurs avis.

En Alberta, plusieurs affirment que Jason Kenney fait fi des recommandations de la santé publique pour prioriser l’économie. Le débat de la transparence a pris le dessus, porté par les partis d’opposition, dit Frédéric Boily, professeur de sciences politiques au campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta à Edmonton.

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