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Les faits d'abord

Avec Alain Gravel

Le samedi de midi à 13 h
(en rediffusion le dimanche à 3 h)

La question autochtone au Québec depuis le décès de Joyce Echaquan

Des manifestants rassemblés à la place Émilie-Gamelin à Montréal.

La manifestation contre le racisme systémique au Québec a commencé samedi en début d'après-midi.

Photo : Radio-Canada / Jacaudrey Charbonneau

Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec-Labrador, Stanley Vollant, chirurgien innu, et Sébastien Brodeur-Girard, professeur à l'École d'études autochtones à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, discutent chacun leur tour des conséquences sociales et politiques de la mort de l'Atikamekw Joyce Echaquan à l'hôpital de Joliette le 28 septembre.

Ghislain Picard confirme qu’il a décliné l’invitation du premier ministre du Québec François Legault, qui souhaitait discuter de cette crise avec lui. Il dénonce le manque de vision de ce gouvernement sur la question autochtone : « À peu près tous les premiers ministres à l’échelle du Canada mettent l’épaule à la roue lorsqu’il s’agit des enjeux autochtones », critique-t-il.

Le chirurgien innu Stanley Vollant a coorganisé la manifestation de samedi de Montréal afin de demander justice pour Joyce et d'exiger un changement en ce qui concerne le racisme systémique.

Il faut que le racisme systémique cesse. C’en est un de trop. […] La mort de Joyce, pour nous, c’est un signe qu’on en a ras le bol. […] On va continuer notre combat pour que le gouvernement du Québec agisse et fasse des actions pour que ça change dorénavant.

Stanley Vollant

Sébastien Brodeur-Girard, qui a été membre de l’équipe juridique et codirecteur de l’équipe de recherche de la commission Viens, souligne que les cas de racisme dans le système de santé de Joliette étaient connus depuis la publication du rapport de cette commission. « Partout au Québec, […] en santé et dans toutes les régions, les Autochtones ont des choses à raconter, des témoignages de problèmes qu’ils ont au sein des institutions de santé, mais également des autres services publics », dit-il. La commission Viens a documenté des dizaines de témoignages, affirme-t-il. « C’est une relation qu’on doit changer au Québec. […] Ça ne se fait pas juste en congédiant une ou deux personnes qui ont tenu des propos racistes. »

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