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Aide à mourir et maladie mentale : un cas devant les tribunaux en Belgique

Les faits d'abord

Avec Alain Gravel

Le samedi de midi à 13 h
(en rediffusion le dimanche à 3 h)

Aide à mourir et maladie mentale : un cas devant les tribunaux en Belgique

Un homme est recroquevillé dans un couloir sombre.

L'aide médicale à mourir s'étend aux personnes souffrant de maladie mentale.

Photo : Shutterstock

Alors qu'un cas d'euthanasie sur la base de souffrances psychiques est devant les tribunaux en Belgique, les médecins québécois Gilles Chamberland et Georges L'Espérance appellent Québec à prendre le temps de bien faire les choses avant d'élargir l'accès à l'aide à mourir aux personnes atteintes de maladie mentale.

L’euthanasie est légale en Belgique et peut être pratiquée sur des personnes qui souffrent de maladie mentale. Or, la famille de Tine Nys, une femme de 38 ans euthanasiée en 2010, a porté le cas devant les tribunaux. Trois médecins sont accusés d’empoisonnement, faute de loi criminelle concernant l’euthanasie dans ce pays.

C’est un procès qui va laisser toutes les parties avec des séquelles, croit Me Jacqueline Herremans, présidente de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité en Belgique. Elle souligne que la famille doit exposer son lourd passé au grand jour. Quant aux médecins, ils pourraient être reconnus coupables de meurtre qualifié.

Pour le Dr Gilles Chamberland, directeur des services professionnels et médecin psychiatre à l’Institut Philippe-Pinel, le cas de Tine Nys montre que le gouvernement du Québec doit prendre le temps de bien encadrer l'aide médicale à mourir pour les personnes atteintes de maladie mentale.

J’ai déjà vu des cas de gens déprimés pendant deux ans, qui entrent en rémission par la suite, sans même avoir trop ajusté la médication.

Dr Gilles Chamberland, directeur des services professionnels et médecin psychiatre à l’Institut Philippe-Pinel

Je ne vois pas en quoi il y a urgence. Il faut le faire, bien le faire, de façon bien ordonnée et balisée, précise le Dr Georges L’Espérance, neurochirurgien et président de l’Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité. Ces patients-là sont de vrais patients, qui ont de vraies souffrances, mais il faut se donner du temps.

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