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Isabelle Craig
Audio fil du jeudi 14 mars 2019

Des ateliers de philosophie à la maternelle

Publié le

Une femme tient un toutou en peluche dans ses mains.
Dalila Assefsaf, accompagné de son toutou à l'effigie de Socrate   Photo : Radio-Canada / Philippe Marois

« Les questions et les réponses viennent de l'enfant », explique Dalila Assefsaf, qui offre des ateliers de philosophie aux enfants depuis un peu plus de deux ans avec Socrate, son toutou tricoté. Le journaliste Philippe Marois est allé à la rencontre de la pédagogue et de certains jeunes étudiants de premier cycle du primaire qui participent à ces ateliers à l'École Pied-de-la-Montagne, à Montréal.

Dans un monde sans adultes, « il n’y aurait aucune personne pour faire les bonbons », souligne une des jeunes filles de première année rencontrée dans le contexte de ce reportage.

« Ce sont vraiment les enfants qui philosophent et qui sont les acteurs principaux pendant l’atelier de philosophie, explique la pédagogue Dalila Assefsaf. Les enfants apprennent à penser par et pour eux-mêmes. » Mme Assefsaf ne joue qu’un rôle de facilitatrice.

On ne fait pas la morale aux enfants, on ne donne pas les réponses. On respecte la réponse de chacun.

Dalila Assefsaf, pédagogue et fondatrice de l'organisme Les têtes bien faites

Dalila Assefsaf s’est inspirée des travaux du philosophe Frédéric Lenoir pour lancer un organisme voué à la philosophie chez les enfants, Les têtes bien faites.

« J’ai la chance de voir une certaine évolution chez les enfants, parce que je pratique dans la même école depuis deux ans et demi, dit-elle. Ce sont les mêmes enfants que j’ai vus en maternelle que je continue à voir en deuxième année. »

C’est souvent intéressant, mais des fois, c’est bizarre. Des fois, les mots sont très bizarres.

Un jeune de première année de l’École au Pied-de-la-Montagne

Arrivés en deuxième année, les écoliers peuvent aller plus loin dans leur raisonnement, selon elle. Ils peuvent même répondre eux-mêmes à certaines questions qu’ils avaient il y a un an ou deux.

« Ça leur permet de se positionner, parfois à l’opposé des autres, explique François Lavoie, enseignant en deuxième année, mais sans que personne [ne se sente visé]. C’est vraiment intéressant. »

« Ils ont confiance en eux et ils sont capables de s’affirmer davantage dans un groupe », ajoute sa collègue Marie-Hélène Ferron, enseignante en première et en deuxième année. Les enfants apprennent ainsi très tôt à respecter les opinions des autres, même s'ils ne les partagent pas.

« Tu peux être ami avec quelqu’un qui n’a pas les mêmes goûts que toi, rappelle Mme Ferron. Ils ont été capables de se rendre compte de ça à 6 ou 7 ans, l’année passée. Ils étaient seulement en première année. C'était assez précoce. »

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