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Patrick Masbourian
Audio fil du mercredi 28 novembre 2018

L’étalement urbain, cette tendance qui creuse notre déficit environnemental

Publié le

La rue d'une banlieue.
Un quartier d'une banlieue typique nord-américaine, où la voiture est reine.   Photo : iStock / buzbuzzer

« Le Québec est un pays de banlieues. [...] Cette tendance [...] a de grosses répercussions sur nos émissions de gaz à effet de serre (GES) », note Christian Savard, directeur général de l'organisme Vivre en ville. Comme partout en Amérique du Nord, l'étalement urbain, au Québec, s'est fait au détriment de la densification au cours des dernières années. Heureusement, il semble y avoir un début de changement dans les mentalités en ce qui concerne la façon dont nous concevons le développement urbain.

Bien que le rêve nord-américain d’avoir une maison unifamiliale avec un terrain en banlieue soit encore bien vivant au pays, les décideurs et la population sont de plus en plus conscients de l’importance de mieux penser l’aménagement de nos milieux de vie afin de favoriser un meilleur accès aux transports collectifs, et ainsi, diminuer notre empreinte écologique, selon Christian Savard.

« Il y a une sensibilité de plus en plus grande aux questions d’aménagement et d’urbanisme », souligne le directeur général de Vivre en ville, un organisme à but non lucratif spécialisé dans la question du développement urbain.

Ce changement dans les mentalités est impératif, selon Christian Savard. Une récente étude menée par un professeur de l’Université Queen’s a démontré que la population des banlieues canadiennes, où la voiture est une nécessité, a augmenté de 2,4 millions habitants de 2006 à 2016, contre 265 000 pour les centres-ville et 215 000 pour les villes de banlieue moins éloignées et dotées d’un système de transport collectif bien développé.

Ce sont les transports qui sont [d'importants] émetteurs de GES. Donc, c’est là qu’on peut faire notre part. [...] Que ce soit à Toronto, à Québec ou à Montréal, plus on s’éloigne, plus on est émetteurs de GES dans une proportion de 50 % à 100 %.

Christian Savard, directeur général de l'organisme Vivre en ville

Un peu d'espoir

Christian Savard souligne que certains décideurs ont compris l’urgence d’agir, ce qui est une bonne nouvelle. Par exemple, à Montréal, aucun dézonage agricole n’a été autorisé depuis 2011, en vertu du Plan métropolitain d’aménagement et de développement. Cette décision fait en sorte que l’on assiste à une certaine consolidation urbaine dans de nombreux quartiers de la métropole québécoise.

Le directeur général de Vivre en ville mentionne aussi que 85 % des nouvelles unités d’habitation à Montréal sont bâties en mode multilogement.

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