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Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 19 novembre 2018

Exploitation extrême des travailleurs : encore une réalité, mais il y a de l’espoir

Publié le

Des enfants cambodgiens travaillent.
Des enfants travaillent au Cambodge.   Photo : iStock

Bien que le travail forcé et l'exploitation des travailleurs, souvent des enfants, soient encore en vigueur dans certains pays, des progrès sont tout de même faits pour enrayer cette triste réalité, note Adelle Blackett, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit transnational du travail et développement à l'Université McGill. Elle cite notamment le programme Better Work, mis sur pied en 2007 par l'Organisation internationale du travail dans sept pays, dont l'objectif est d'améliorer les conditions de travail et de promouvoir la compétitivité dans les chaînes d'approvisionnement mondiales du textile.

Ce programme, financé par la Banque mondiale, est présent au Bangladesh, au Cambodge, en Indonésie, au Vietnam, en Jordanie, en Haïti et au Nicaragua. Il touche actuellement 1300 usines employant plus de 1,6 million de travailleurs.

Des progrès quant à la lutte à l’exploitation extrême des travailleurs ont aussi été faits récemment en Amérique du Nord, souligne Adelle Blackett.

Le chapitre concernant le travail du nouvel Accord États-Unis–Mexique–Canada contient de nouvelles dispositions visant à interdire les importations de biens issus du travail forcé. Il vise aussi à combattre la violence pratiquée contre les travailleurs qui exercent leurs droits syndicaux et à assurer la protection des travailleurs migrants en vertu des lois du travail.

Le boycottage, une bonne solution?

Selon Adelle Blackett, le boycottage d’une entreprise ou d’une multinationale, à qui on reproche des pratiques douteuses en matière de travail, n’est pas toujours une bonne idée. Les campagnes de boycottage peuvent mener à des fermetures d’usines et nuire aux travailleurs des pays en voie de développement, rappelle-t-elle.

On entend toujours : "C’est mieux d’acheter local." C’est sûr qu’on a parfois plus confiance [dans les produits d’ici], mais si on veut s’ouvrir sur le monde et créer une situation plus équitable, on doit aussi être en mesure de favoriser les conditions des autres.

Adelle Blackett, professeure de droit et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en droit transnational du travail et développement à l'Université McGill

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