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Patrick Masbourian
Audio fil du mercredi 14 novembre 2018

Les trappeurs d'aujourd'hui, protecteurs de l'environnement

Publié le

Deux trappeurs étendent une peau d'ours.
Deux trappeurs étendent une peau d'ours noir dans leur atelier.   Photo : Facebook

« Aujourd'hui, le discours des trappeurs, c'est qu'ils défendent l'idée qu'ils sont des gestionnaires, qu'ils favorisent le développement durable de l'écosystème, ce qui est tout à fait vrai puisqu'ils régulent des espèces qui sont nuisibles », dit Thomas Lecomte, qui étudie l'art de la trappe dans le cadre de ses études de doctorat en anthropologie. Bien que la trappe ait perdu en popularité au Québec depuis longtemps, des adeptes de cette pratique s'y adonnent encore en 2018, et plusieurs le font par souci environnemental.

De nos jours, les trappeurs se présentent comme des gestionnaires, comme en fait foi le nom de leur association, c’est-à-dire la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec.

« C’est tout à fait légitime, dans la mesure où aujourd’hui, s’ils ne faisaient pas leur travail, il y aurait vraiment de gros problèmes vis-à-vis de la faune. Il y a des espèces comme le castor, l’ours, le rat musqué ou le coyote, même, [...] qui posent de gros problèmes », explique Thomas Lecomte, dont la thèse s’intitulera Du coureur des bois au trappeur : enjeux identitaires et politiques d’une figure de l’imaginaire traditionnel québécois au sein du monde contemporain.

Il est donc loin, le temps où la trappe était une activité principalement économique, qui servait à récolter des peaux d’animaux dans la nature pour ensuite les vendre à de grand pourvoyeurs.

C’est un travail de gestion. Il y en a [..­.] qui passent beaucoup de temps à apprêter des castors, des ours, alors que ça ne leur rapportera probablement rien [...], mais ils le font parce qu’il ne faut pas que ces espèces commencent à envahir d’autres espèces et causent trop de dégâts. [...] Beaucoup de trappeurs continuent à trapper du castor par envie de gérer un bon écosystème.

Thomas Lecomte, candidat au doctorat en anthropologie

Thomas Lecomte fait remarquer que la trappe est un loisir très réglementé de nos jours, ce qui n’a pas toujours été le cas. Il ajoute que les trappeurs d'aujourd'hui, surtout des hommes âgés de 40 à 60 ans, ont beaucoup changé leur rapport à l’animal comparativement à ceux qui pratiquaient ce loisir jadis.

Les trappeurs ont de plus en plus tendance à vouloir maximiser ce qu’ils peuvent [tirer de] l’animal, par exemple faire de la taxidermie avec les crânes ou consommer la viande pour certaines espèces.

Thomas Lecomte, candidat au doctorat en anthropologie

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