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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 8 novembre 2018

Maladie d’Alzheimer : un traitement prometteur mis au point à Montréal

Publié le

Des radiographies d'un cerveau
Des radiographies d'un cerveau d'une personne souffrant de la maladie d’Alzheimer.   Photo : iStock

« J'ai essayé de trouver une autre piste de ce qui cause la dégénérescence du cerveau [atteint de la maladie d'Alzheimer] et contre quoi on pourrait développer de nouveaux médicaments. [...] On a une piste complètement nouvelle et différente de tout ce qui a été essayé jusque-là », dit la Dre Andréa LeBlanc, professeure au Département de neurologie et de neurochirurgie de l'Université McGill. S'écartant des hypothèses mises de l'avant depuis près de 30 ans concernant le traitement de la maladie, elle et son équipe ont découvert qu'un médicament, qui existe déjà, élimine chez la souris les troubles de la mémoire et les lésions cérébrales associées à la maladie d'Alzheimer.

Depuis 2006, Andréa LeBlanc et son équipe ont découvert qu’une enzyme, la capsase-6, s’active fortement dans les neurones et les lésions cérébrales associés à la maladie d'Alzheimer. Cette enzyme joue donc un rôle majeur dans la perte de mémoire.

Andréa LeBlanc.
Andréa LeBlanc, professeure au Département de neurologie et de neurochirurgie de l'Université McGill.   Photo : Courtoisie

Puisqu’il n'existe aucun inhibiteur pour cette enzyme, les chercheurs ont décidé de remonter le fil de la maladie d’Alzheimer. Ils ont alors découvert qu’une autre enzyme, la caspase-1, était responsable de l’activation de la caspase-6. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe un inhibiteur pour la caspase-1, qui est utilisé pour traiter certaines maladies inflammatoires.

On s’est dit : “Si on bloque la caspase-1, on va bloquer la caspase-6, et on devrait avoir une réaction en chaîne. Et quand on a testé l'inhibiteur, on a été vraiment surpris d’avoir un effet aussi considérable. Et quand on regarde le cerveau des souris qui ont été traitées, après plusieurs mois, on a complètement éliminé l'inflammation. [...] On a rétabli les connexions synaptiques qui sont nécessaires au bon fonctionnement du neurone, et on a rétabli la mémoire.

Andréa LeBlanc, professeure au Département de neurologie et de neurochirurgie de l'Université McGill

Bien entendu, de nombreuses étapes restent à franchir avant de procéder à des essais cliniques sur l’être humain, concède Andréa LeBlanc. Les recherches de son équipe sont tout de même prometteuses, dit-elle.

Les travaux auxquels a collaboré la professeure au Département de neurologie et de neurochirurgie de l’Université McGill ont récemment été publiés dans la revue scientifique Nature Communications.

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