Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Patrick Masbourian
Audio fil du mercredi 10 octobre 2018

Oui, l'argent fait le bonheur, mais pas tant que ça

Publié le

Une jeune femme est couchée et est entourée de billets de 100 $.
Une femme heureuse d'avoir de l'argent.   Photo : iStock

« C'est clair que l'argent, lorsqu'on s'extrait de la pauvreté, a un effet bénéfique, mais dépassé un seuil, ça ne sert à rien », dit le psychologue Jacques Forest, qui s'intéressera à notre rapport à l'argent lors du 25e congrès de l'Ordre des psychologues du Québec, qui se déroule de jeudi à samedi dans la capitale québécoise.

Une étude réalisée auprès de 1,7 million de personnes dans 164 pays démontre que le point de « satiété financière » varie selon la région géographique. En Amérique du Nord, un revenu annuel supérieur à 105 000 $ n’a aucun effet sur la satisfaction personnelle.

Au-delà du seuil de 105 000 $, le bonheur et le bien-être décroissent généralement, résume Jacques Forest.

L’argent qui fait du bien

Avec les doctorantes Anaïs Thibault Landry et Lara Manganelli, Jacques Forest présentera au 25e congrès de l’Ordre des psychologues du Québec une étude sur les bonnes et les mauvaises raisons de vouloir faire de l’argent. Des gens veulent gagner davantage d’argent pour donner à des œuvres de charité ou encore pour obtenir un salaire juste et équitable ou plus de liberté et de loisir; ces bonnes raisons procurent des « vitamines psychologiques » qui rendent plus heureux, note le psychologue.

D’un autre côté, la comparaison aux autres, l’impulsivité et le fait de surmonter ses doutes personnels sont de mauvaises raisons de vouloir faire de l’argent et ne rendent pas nécessairement les gens plus heureux.

Les chercheurs ont donc tenté de présenter des solutions pour encourager les bonnes raisons de faire de l’argent, et ce, en réalisant une enquête comparant un achat matériel à un achat expérientiel. Ils ont donné 20 $ à des étudiants d’un campus universitaire pour un achat de leur choix. Les chercheurs leur ont ensuite demandé de dépenser la même somme, mais au bénéfice d’une autre personne.

« Les effets sur le bien-être sont multiplicatifs […]. Au lieu de vous payer un café, si vous payez un café à un ami, vous vivez une expérience avec cette personne. Ce type d’effet n’a aucun lien avec votre salaire », résume Jacques Forest, qui propose de révéler les salaires dans les entreprises et en société.

Chargement en cours