Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 17 septembre 2018

Virus du papillome humain : le vaccin est sécuritaire et efficace, tranche une chercheuse

Publié le

Une adolescente reçoit un vaccin.
Une adolescente se fait vacciner.   Photo : iStock

Les allégations selon lesquelles le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) serait associé à différentes maladies graves sont non fondées, affirme Chantal Sauvageau, médecin-conseil à l'Institut national de santé publique du Québec. Les trois types de vaccins anti-VPH sont probablement ceux qui ont été les plus étudiés, dit la chercheuse, et les données colligées par l'Organisation mondiale de la santé montrent qu'ils sont efficaces et sécuritaires, même s'ils entraînent quelques effets secondaires.

« Il n’y a pas plus de maladies graves chez les vaccinés que chez les non-vaccinés », tranche Chantal Sauvageau. Certes, les vaccins sur le marché peuvent provoquer de la douleur, de la fièvre ou des maux de tête, mais ces quelques effets secondaires disparaissent généralement après deux ou trois jours, dit la professeure à la Faculté de médecine de l'Université Laval.

S’il est vrai qu’une personne sur 100 000 peut avoir une grosse réaction allergique à la suite du vaccin, aucune étude n’a encore démontré l’existence d’un quelconque lien entre la vaccination et le développement d’une maladie grave ou très grave.

Le VPH est l’infection transmissible sexuellement la plus fréquente, autant chez l'homme que chez la femme. Une quarantaine de souches peuvent infecter l’être humain.

Chez les femmes, certains types de VPH ont la caractéristique de coller sur les muqueuses vaginales et le col utérin. Ces souches ont tendance à provoquer des lésions précancéreuses qui, si elles ne sont pas traitées, peuvent évoluer vers le cancer du col de l’utérus, entre autres.

Rappelons que la campagne de vaccination contre le VPH commence à la fin de septembre dans les écoles du Québec et se poursuivra jusqu’en décembre. Depuis 10 ans, les élèves peuvent se faire vacciner gratuitement contre le VPH. Le vaccin est offert aux filles de 9 à 17 ans, aux femmes de 18 à 26 ans dites immunodéprimées ou infectées par le VIH, aux garçons en quatrième année d'au moins 9 ans, aux garçons et aux hommes de 9 à 26 ans immunodéprimés ou infectés par le VIH, et aux hommes de 26 ans et moins ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Chargement en cours