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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 11 septembre 2018

Mobilité des personnes handicapées : plaidoyer pour de meilleures infrastructures

Publié le

Une femme en fauteuil roulant s'arrête devant un escalier.
Certaines infrastructures sont mal adaptées à la réalité des personnes handicapées.   Photo : iStock

« On a encore cette façon-là de concevoir [la mobilité] qui, malheureusement, exclut beaucoup les personnes handicapées la plupart du temps », déplore Laurence Parent, engagée depuis de nombreuses années dans la lutte contre la discrimination fondée sur le handicap. La femme, qui se déplace en fauteuil roulant, profite de la campagne électorale pour interpeller les politiciens, et plaide en faveur d'un meilleur accès au transport collectif et aux infrastructures pour les personnes handicapées, un point de vue que partage l'animateur de radio Luc Fortin, un non-voyant.

Même si des progrès ont été réalisés ces dernières années, il reste du travail à faire, disent Laurence Parent et Luc Fortin. « Ma mobilité est réduite par l’infrastructure », déplore Mme Parent, dont la thèse de doctorat porte sur la mobilité des personnes handicapées à Montréal.

Le son de cloche est le même du côté de Luc Fortin. Il se désole qu’en 2018, de nombreuses infrastructures ne soient toujours pas adaptées aux personnes vivant avec un handicap. L’homme, privé de cécité depuis le début de la vingtaine, ne comprend pas pourquoi certains décideurs et constructeurs, encore aujourd'hui, ne prennent pas en considération les besoins de cette clientèle dans l’élaboration de nouveaux projets d'infrastructures ou de transport collectif.

Trop souvent, on fait quelque chose […], et ensuite, on se dit : "Comment peut-on rendre [cela] accessible pour les gens qui ne voient pas?", plutôt que de se dire, à la base même de la mise en place du moyen en question : "Comment [peut-on] s’assurer que tous et toutes pourront participer à ce service-là?

Luc Fortin, non-voyant

Laurence Parent et Luc Fortin font remarquer que de nombreuses villes nord-américaines, comme Berkeley, en Californie, ou Toronto, en Ontario, font beaucoup mieux que Montréal en matière d’accès au transport collectif et aux infrastructures pour les personnes handicapées.

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